Des cantines solidaires qui deviennent des lieux d’émancipation

Une femme qui cuisine dans une cantine communautaire|© Frères des Hommes
Nées en pleine crise du Covid‑19, les “Ollas Comunes” se transforment rapidement en véritables espaces de solidarité. Elles sont devenues des points d’ancrage pour les quartiers : des lieux où les femmes s’organisent, s’entraident et font vivre le projet. Ces cantines communautaires marquent un tournant décisif dans l’autonomisation sociale, économique et politique des femmes.
Transformer les rapports de genre pour l’émancipation des femmes

Une formation sur les violences de genre dispensés à des hommes|© Frères des Hommes
Pour que les femmes puissent réellement s’émanciper, il faut aussi transformer les rapports de genre. Des formations dédiées aux hommes sont alors créées pour déconstruire les normes patriarcales. Résultat : les femmes peuvent participer pleinement aux ateliers, lancer leurs activités génératrices de revenus et renforcer leur autonomie, tout en faisant évoluer les dynamiques familiales et communautaires.
Plus qu’un revenu : estime de soi, leadership et pouvoir d’agir

Des femmes qui vendent leurs productions sur le marché|© Frères des Hommes
Au-delà des activités économiques, le projet permet aux femmes de se transformer profondément, individuellement comme collectivement. Cela renforce leur estime d’elles‑mêmes, élargit leur réseau social, développe leur leadership, leur permet de contribuer aux revenus familiaux, et d’améliorer le dialogue et la répartition des tâches à la maison.
Cultiver l’autonomie, transformer le quartier

Photo d’un potager d’une femme participant au programme "Huertera a huertera"|© Frères des Hommes
Face à l’insécurité alimentaire liée à l’isolement et à l’aridité des quartiers, un programme d’agriculture urbaine solidaire émerge : “Huertera a Huertera”.
Son objectif ? Apprendre ensemble, créer des potagers familiaux ou communautaires, cuisiner des plats équilibrés et renforcer la sécurité alimentaire. Mais surtout, permettre aux femmes de se réapproprier l’espace public, créer des zones vertes et porter une démarche éco‑féministe qui transforme leur quartier. Un véritable levier d’autonomie, de solidarité et de pouvoir d’agir.

Rosalia Juarez photographiée dans son potager|© Frères des Hommes
"Nous prenons soin de nos cultures en les traitant avec des produits sains « faits maison ». Les ateliers m’ont montré comment ne plus avoir recours aux produits chimiques et cela m’a grandement aidé. Et je sais que ça a aussi beaucoup aidé mes voisines. On a découvert qu’on pouvait cultiver de la laitue, du céleri, de la betterave, de la coriandre, et du persil dans des petits espaces. Je souhaiterais que le programme encourage davantage tous les habitants à créer des espaces verts à l’avenir. Car c’est un enseignement que nous devons transmettre à nos enfants. " — Rosalia Juarez, femme accompagnée par CENCA qui participe au programme Huertera a Huertera

« Habla mujer », année 2.
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