Un camp pour répondre à un défi majeur : l’exode rural
Au Sénégal, comme dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest, les campagnes se vident progressivement de leurs jeunes. Le manque d’opportunités économiques, les difficultés d’accès à la terre ou encore l’attrait des villes poussent de nombreuses jeunes générations à quitter leurs villages.
Cette situation représente un défi de taille pour l’avenir de l’agriculture familiale et de la souveraineté alimentaire du pays. Sans relève générationnelle, qui produira demain les aliments nécessaires aux communautés ? Qui portera les savoir-faire agricoles et les innovations nécessaires pour faire face aux changements climatiques ?
C’est pour répondre à ces questions que l’UGPM organise régulièrement des espaces de dialogue et de réflexion dédiés à la jeunesse rurale à travers des « camps ».
Échanger, apprendre et construire des solutions
Au programme de ce camp : des systèmes de productions durables, des discussions stratégiques, des activités communautaires et des moments de partage culturel.
Les jeunes ont d’abord échangé sur leur rôle et leurs responsabilités dans la société contemporaine. Les débats ont porté sur les valeurs citoyennes, l’engagement social et la place de la jeunesse dans les dynamiques locales.
Un second tempsa été consacré à l’agroécologie et aux systèmes de production durables. Les participant·es ont discuté des pratiques agricoles résilientes, du rôle des semences paysannes et de l’importance de renforcer l’autonomie alimentaire des territoires. L’agroécologie a été présentée comme une réponse concrète aux défis environnementaux et économiques auxquels sont confrontées les familles paysannes.
Les discussions se sont également concentrées sur les stratégies permettant de maintenir les jeunes dans leur territoire. L’accès à des activités génératrices de revenus, le développement de l’entrepreneuriat rural et une meilleure reconnaissance du rôle des jeunes dans les organisations paysannes ont été identifiés comme des leviers essentiels pour lutter contre la migration rurale.
Passer de la réflexion à l’action
Au-delà des échanges, les participant·es ont mené plusieurs actions collectives au service de leur communauté. Des opérations de reboisement et de nettoyage des espaces publics ont été organisées dans le village de Khandane, illustrant concrètement l’engagement des jeunes en faveur de leur environnement et de leur cadre de vie.
Ces activités ont permis de renforcer les liens entre les participant·es tout en démontrant que la jeunesse est un acteur incontournable du développement local.
À travers ce camp, l’UGPM réaffirme une conviction forte : les jeunes ne sont pas seulement les agriculteurs et agricultrices de demain, ils sont déjà les acteurs et actrices du changement aujourd’hui.
En leur offrant des espaces pour s’exprimer, se former et s’organiser collectivement, l’organisation contribue à renforcer leur capacité d’action et leur envie de construire leur avenir dans leurs territoires. Une démarche essentielle pour préserver l’agriculture familiale, dynamiser les zones rurales et assurer l’avenir de la paysannerie sénégalaise.


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