Masculinités positives : impliquer les hommes pour l’émancipation des femmes

Accompagner l’émancipation des femmes est essentiel, mais cela ne peut aboutir sans un travail parallèle auprès des hommes. Comprendre comment les normes patriarcales façonnent la masculinité est indispensable pour prévenir les violences de genre et transformer durablement les rapports sociaux. Avec nos partenaires au Pérou et en RDC, nous animons notamment des ateliers qui déconstruisent les injonctions à la virilité et éclairent sur leurs effets.

Pourquoi est-ce important ?

Malgré de grands progrès vers l’égalité des genres à l’échelle mondiale au cours des dernières décennies, la violence fondée sur le genre, la discrimination et les inégalités restent une réalité.
Aujourd’hui, près de 75 % du travail de soins non rémunéré dans le monde repose encore sur les épaules des filles et des femmes, rappelle Oxfam. En parallèle, les masculinités patriarcales attisent les conflits, renforcent l’insécurité et persécutent les femmes, les jeunes filles et les personnes LGBTQIA+. Elles enferment aussi les hommes dans des rôles rigides et empêchent nos sociétés d’avancer pleinement.

Impliquer les hommes et les jeunes garçons dans la remise en question des rôles genrés

Animer des ateliers d’émancipation et de prévention des VSS pour les femmes et les filles est aujourd’hui indispensable. Mais conscientiser les hommes l’est tout autant ! Avec nos partenaires au Pérou et en RDC, nous mettons en place des ateliers sur les diktats de la masculinité. Ils permettent de connaître les pratiques et comportements qui mènent à la construction de la masculinité patriarcale et de conscientiser aux violences liées au genre, qu’elles soient envers autrui ou envers eux-mêmes.

Ce que ça change :

« Un jeune étudiant a témoigné qu’il pensait qu’un homme, et donc lui, ne pouvait pas s’occuper de la lessive, de la cuisine et tout autres travaux ménagers si sa sœur ou sa maman était présente. Mais avec toutes ces discussions durant les 3 séances, il est parvenu a changer d’avis et à comprendre que ce n’est pas seulement un rôle de femme et qu’il peut aussi contribuer à ces tâches. »

Bénédict, formateur à l’APEF (RDC)