Depuis combien de temps travailles-tu avec Frères des Hommes ?
Je travaille avec FDH, au sein du Pôle Vie Associative depuis mai 2021 – bientôt cinq ans !
Etais-tu familier avec l’éducation populaire avant d’arriver chez FDH ?
Avant d’arriver à Frères des Hommes, j’étais, et suis toujours, engagé bénévolement dans une autre association d’éducation populaire. Mais je crois que travailler à FDH m’a permis d’en affiner ma compréhension. Avant, j’y voyais surtout la notion d’éducation informelle, et d’apprentissage par l’action. Depuis, j’en ai une compréhension plus globale, plus politique : l’éducation populaire comme moyen de donner la parole à toutes et tous.
Peux-tu nous décrire quel est ton rôle au sein de l’association ?
D’une part, j’accompagne les équipes bénévoles de FDH dans leurs envies d’actions, individuelles ou collectives. Individuelles, auparavant, à travers l’expérience de la Pépinière de la solidarité internationale. Collectives aujourd’hui, avec la co-construction d’actions de sensibilisation – participatives – sur nos territoires. Cet accompagnement peut aller d’un coup de main logistique / organisationnel, à un soutien pédagogique, selon l’action, le contexte, et les envies de l’équipe bénévole en question.
D’autre part, je co-conçois, et je co-anime le parcours de formation des bénévoles de l’association – aussi bien avec certaines de mes collègues qu’avec les bénévoles directement !
Qu’aimes-tu le plus par rapport à ton poste ?
Je crois que ce que j’apprécie le plus, c’est l’énergie donnée par le bénévolat. J’avais déjà eu l’occasion de l’expérimenter dans ma vie personnelle, mais le vivre dans son cadre professionnel, c’est encore différent. Travailler avec des bénévoles, c’est certes s’exposer à certains défis (comment mobiliser sans surcharger, ou comment accompagner les volontés d’engagement plurielles), mais c’est aussi travailler avec des personnes qui, le plus souvent, ont profondément envie d’être là. Et ça, c’est une source d’énergie précieuse.
Qu’est-ce que ça représente pour toi l’engagement ?
Pendant longtemps, je ne me suis pas considéré comme quelqu’un « d’engagé ». Tout comme ma vision de l’éducation populaire a pris une dimension plus politique depuis mon arrivée à FDH, je crois que j’ai appris progressivement à valoriser mon activité professionnelle et mes activités bénévoles comme des marqueurs d’engagement.
Aujourd’hui, je pense que l’engagement c’est un processus ; je ne suis pas forcément aussi engagé que je pourrais l’être, mais définitivement plus que je ne l’étais. Et tant que l’envie d’aller dans cette direction est là, c’est toujours possible de s’engager davantage !
Bénévole dans d’autres structures, quelles sont pour toi les singularités qu’on observe du bénévolat chez FDH ?
Une spécificité de FDH à mon sens, c’est le lien étroit avec l’international. Je pense que c’est à la fois un héritage de l’histoire de l’asso, et de son positionnement actuel. C’est une force de pouvoir témoigner directement au niveau local des réalités internationales de nos partenaires à l’étranger. Le nouveau projet bénévole Agir avec le vivant, qui inclue dès sa conception deux associations sénégalaises (AJE et CONCEPT) devrait, je pense, renforcer cette dimension !
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