
Manifestation contre la violence basée sur le genre et pour les droits des femmes lors de la marche du 8 mars au Pérou. Photo : Frères des Hommes
Où en sommes-nous de cette égalité en 2026 ?
L’objectif d’atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes d’ici 2030, pourtant adopté par la communauté internationale, est aujourd’hui mis à mal : les conflits armés, les reculs démocratiques, la crise climatique et, désormais, les coupes sévères dans l’aide publique au développement fragilisent les progrès réalisés et aggravent les inégalités. Alors que nous entrons dans le deuxième quart du XXIème, aujourd’hui aucun pays n’a encore comblé les disparités juridiques entre les hommes et les femmes. Les normes sociales et les lois discriminatoires continuent de dresser des barrières devant les femmes et les filles, compromettant leur accès à une justice véritablement équitable. Au rythme actuel, il faudrait près de trois siècles pour combler les écarts en matière de protection juridique. Ce délai n’est pas seulement intenable : il équivaut à renoncer à l’égalité.
Frères des Hommes agit concrètement pour les droits des femmes
- En France, avec nos actions de sensibilisation portées par nos bénévoles sur l’inclusion, l’émancipation et la prévention des violences de genre.
- Au Pérou (CENCA) : appui à l’émancipation des femmes des hauteurs de Lima grâce à des activités génératrices de revenus, des actions communautaires solidaires, des groupes de parole en non mixité, un soutien juridique et psychologique, des actions de plaidoyer et des cercles de parole pour les hommes pour promouvoir des masculinités positives.
- En RDC (APEF) : autonomisation économique, sociale et politique des femmes de Bukavu via des formations pour développer des activités génératrices de revenus, le renforcement du pouvoir collectif et du plaidoyer. Des ateliers sur les normes masculines contribuent également à déconstruire les violences de genre.
- En Inde (Fedina) : accompagnement des travailleuses informelles grâce à des formations sur leurs droits, la prévention des violences sexistes et sexuelles, et la création de groupes de vigilance contre les violences conjugales.
- En Haïti (MPP) : sensibilisation des jeunes aux stéréotypes de genre et de génération, formations au leadership féminin pour les paysannes, et organisation d’un colloque national sur les conditions de vie des femmes rurales.
- Au Sénégal (UGPM) : programmes d’alphabétisation et de post alphabétisation pour les paysannes de Meckhé afin de renforcer leur autonomie.

Formation d’un groupe de femmes par une animatrice à Fedina en Inde. Photo : Frères des Hommes
Et vous, que pouvez-faire ?
• Manifester ce 8 mars dans votre région.
• Voter pour des villes plus inclusives lors des municipales les 15 et 22 mars prochains.
• Devenir donateur/donatrice pour une association qui agit aux côtés des femmes.
• Devenir bénévole et mettre en place des actions de sensibilisation pour l’égalité femmes/hommes.
La justice et l’égalité ne se construisent pas du jour au lendemain et encore moins sans efforts. Elle doit être portée, soutenue, financée et encadrée. Rejoignez-nous et soutenez la lutte pour les droits des femmes à travers le monde.
Sources :
https://www.unwomen.org/fr/nouvelles/annonce/2026/01/journee-internationale-des-femmes-2026-droits-justice-action-pour-toutes-les-femmes-et-les-filles
https://focus2030.org/etat-des-inegalites-femmes-hommes-dans-le-monde-marche-arriere-toute/
https://www.oxfamfrance.org/inegalites-et-justice-fiscale/comprendre-et-combattre-inegalites-femmes-hommes/

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