Au Rwanda : un prolongement de notre projet avec un micro projet de recherche action en agroécologie

Des paysannes posant devant leurs récoltes ©Frères des Hommes
Un projet pour éviter la rupture et maintenir les dynamiques paysannes
La troisième phase de notre projet « RECASE », en attente de validation par l’AFD, a été freinée par des restrictions budgétaires. En attendant le démarrage de la nouvelle phase prévue pour novembre 2026, afin d’éviter l’arrêt de l’accompagnement des collectifs paysans, FdH a lancé en juillet 2025 un micro projet financé à 100 % par la Fondation Frères des Hommes, prolongé en 2026 par une subvention de 20 000 €.
Les objectifs clés sont de :
- Renforcer les capacités agroécologiques des paysan·ne·s et des organisations locales.
- Expérimenter des pratiques adaptées via une démarche de recherche action.
- Valoriser et diffuser l’agroécologie auprès des autorités et de la société civile.
Les impacts attendus :
- 20 paysan·ne·s expérimentateur·rice·s formé·e·s et accompagné.e.s individuellement.
- 20 expérimentations agroécologiques mises en place et renouvelées (semences, vermicompostage).
- 720 paysan·ne·s impliqués dans des échanges inter zones.
- 20 documents de capitalisation produits et diffusés en français et kinyarwanda.
- 4 visites de terrain pour les autorités et médias afin de renforcer la reconnaissance institutionnelle de l’agroécologie.
Ce micro projet agit comme un pont stratégique : il maintient les dynamiques locales, renforce les compétences, et prépare le terrain pour une future phase RECASE plus ambitieuse qui démarrera en novembre prochain.
En Bolivie : un focus sur la jeunesse, l’art et le plaidoyer pour transformer les masculinités

Des jeunes réalisant une fresque sur l’égalité de genre lors d’un atelier de peinture ©IPTK
Un contexte marqué par des violences de genre persistantes
À Sucre, malgré un cadre législatif avancé, les violences sexistes restent très élevées : plus de 2 000 cas en 2025, dont 80 en milieu scolaire. Les normes patriarcales et les masculinités hégémoniques demeurent profondément ancrées, en particulier dans les zones périurbaines vulnérables.
Après une première collaboration fructueuse avec l’IPTK, FdH engage une phase 2 du projet « Jeunesse et art en action », avec un budget de 100 297 €.
Les objectifs clés sont de :
- Prévenir les violences sexistes auprès des adolescent·e·s.
- Déconstruire les masculinités hégémoniques en milieu scolaire.
- Renforcer le leadership et le plaidoyer des jeunes via l’art et le numérique.
Les impacts attendus :
- 75 jeunes formés, dont 40 jeunes femmes et 35 jeunes hommes.
- 60 participant·e·s développent des compétences artistiques et citoyennes.
- 40 jeunes agents de changement animent des espaces de sensibilisation.
- Une campagne digitale atteignant 12 000 personnes.
- 250 jeunes impliqués dans les activités artistiques (théâtre, peinture, fresques).
- Des alliances institutionnelles renforcées et un agenda de plaidoyer porté par les jeunes.
Ce projet combine art, numérique et mobilisation citoyenne pour transformer les normes sociales et faire des jeunes des acteurs légitimes de l’égalité de genre.
En Inde : droits et pouvoir d’agir des travailleuses du secteur informel

Un groupe d’animatrices et d’animateurs de FEDINA se faisant formé·e·s à des techniques d’accompagnement ©Frères des Hommes
Un secteur informel essentiel mais précaire
À Bangalore, des milliers de femmes travaillent dans le bâtiment, le textile, le travail domestique ou d’autres secteurs informels. Elles font face à des revenus instables, une faible protection sociale, des violations de droits et un pouvoir de négociation limité.
Après des actions réalisées entre 2018 et 2024, et un partenariat qui continue avec notre accompagnement depuis, FEDINA traverse en 2026 une période financière critique. En effet, le contexte en Inde est particulièrement difficile pour les associations qui subissent des coupures de financements internationaux. Le micro projet vise à maintenir les activités essentielles et l’équipe.
Les objectifs clés :
- Renforcer la connaissance des droits et l’accès aux dispositifs publics.
- Développer le leadership et l’organisation collective des travailleuses.
- Soutenir la défense des droits et les négociations.
- Mobiliser les jeunes dans les dynamiques communautaires.
Impacts attendus :
- 800 travailleuses rencontrées via 60 visites terrain.
- 300 femmes accèdent à des dispositifs publics.
- 500 femmes formées sur les droits, le travail décent, le leadership.
- 50 femmes leaders renforcées.
- 5 négociations collectives engagées menant à 5 améliorations des conditions de travail.
- 100 jeunes mobilisés autour des droits et de la justice sociale.
Ce micro projet agit comme un filet de sécurité pour préserver les acquis, maintenir l’organisation collective et continuer à renforcer le pouvoir d’agir des femmes dans un contexte de fragilité financière.
Nos trois micro projets sont des bouffées d’air indispensables pour des communautés qui luttent chaque jour pour leur dignité et leur avenir : au Rwanda, nous évitons la rupture en maintenant l’agroécologie vivante grâce à l’expérimentation paysanne ; en Bolivie, nous aidons les jeunes à transformer les normes de genre par l’art, le numérique et le leadership ; en Inde, nous soutenons les travailleuses du secteur informel dans une période critique où leurs droits vacillent. Sur le long terme, nos actions tiennent essentiellement grâce à vos dons. Un immense merci à celles et ceux qui soutiennent ces dynamiques essentielles de solidarité et de développement.


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