Les animateurs du projet, au plus proche des communautés

Le projet mené par Frères des Hommes et ses partenaires rwandais est caractérisé par un fort suivi des actions mises en place sur le terrain. À la base de ce suivi se trouvent les animateurs qui vivent au sein des communautés paysannes.

Constamment sur le terrain

Au nombre de trois, chaque animateur/trice est en charge de deux zones, soit plusieurs dizaines de familles chacun, et se rend constamment sur le terrain. Ce sont eux qui font remonter les informations et qui mesurent sur la durée l’impact du projet, par le biais d’une méthode mise en place par Frères des Hommes, que nos partenaires rwandais ont maintenant adoptée dans la conduite de leurs actions. La formation des animateurs est d’abord technique mais leur savoir-faire est pédagogique : « Ma fonction, c’était au début la sélection et le suivi des animaux distribués aux paysans, dit Gérard Bizimana, je devais suivre quotidiennement les éleveurs. Sans suivi des animaux, les paysans ont tendance à les vendre. Du lundi au vendredi, j’allais dans tous les ménages de ma zone, je voulais habituer les gens à ma présence, leur montrer qu’on était là mais au fur à mesure on voyait le changement et j’ai diminué les visites. »

« Tu ne dois pas être en pantalon blanc »

Facilitateur, technicien, pédagogue, agronome, les fonctions de l’animateur sont nombreuses. « L’animateur, dit Patrick Rugema,est la base de la réussite ou de l’échec du projet. Je suis aussi technique que social. Sur une séance de formation sur les légumes, il faut s’y connaître un peu, tu dois montrer l’exemple, tu dois mettre les bottes et y aller. Tu ne dois pas être en pantalon blanc. Ils doivent sentir que tu es là pour aider. » « Un animateur est important, poursuit Gérard, car il est celui qui maîtrise les enjeux au niveau des paysans. Il est en contact avec eux, il est le moteur de la sensibilisation aux techniques d’agriculture. Quand tu as un bon animateur, tu as de bons résultats. L’animateur est celui qui relie les paysans au projet. Il est la courroie de transmission pour diffuser, communiquer, interpeller les gens, les autorités. » Labourer encore et encore le terrain, « 4 jours sur 5, je suis sur le terrain, dit Léonie Uwamariya. L’animateur doit toujours accompagner les paysans, en mettant en pratique ce que le paysan a appris pendant les formations.