Possédant des millions d’hectares de terres arables, ainsi qu’un sous-sol très riche en minéraux et métaux précieux, le pays pourrait pourtant devenir l’un des pays les plus riches du continent. La République Démocratique du Congo figure parmi les pays les plus vulnérables du continent africain, et se trouve au 8ème rang des pays les plus pauvres de la planète. Par ailleurs, malgré les différentes lois et protocoles internationaux adoptés par le gouvernement en vue de réduire les inégalités de genre, la RDC continue d’être un pays fortement inégalitaire et discriminatoire à l’égard des femmes. La violence conjugale est par ailleurs largement acceptée socialement. On observe une situation similaire à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, où intervient le projet. Les femmes y sont confrontées à des situations de grandes vulnérabilités socio-économiques, à des inégalités structurelles et à des rapports de subordination. Dans la plupart des cas, celles-ci développent une relation de dépendance vis-à-vis de leur mari qui assure seul la gestion du revenu familial et la prise de décision au sein des ménages. Le défi du projet mené par Frères des Hommes et de l’Association pour la promotion de l’entrepreneuriat Féminin est de promouvoir l’ "empowerment" des femmes de Bukavu, entendu comme le processus d’acquisition "de pouvoir" à la fois individuel et collectif permettant aux femmes d’agir de façon autonome mais également d’atteindre la capacité d’action et de prise de décision dans leurs choix de vie et de société.

Plusieurs femmes formées par l'APEF pendant le défilé pour la Journée internationale contre les violences faites aux femmes

Le résumé de l'action :

Cette seconde étape d’un projet démarré en 2017 vise à renforcer les dynamiques déjà mises en place en développant et en diversifiant les formations, et en renforçant la dimension collective de l’"empowerment". Cette deuxième phase a aussi pour but d’intégrer davantage les hommes avec, en plus des réunions mixtes, l’offre de formations spécialement dédiées aux hommes visant à remettre en cause le rôle et le rapport hommes/femmes dans leur intégralité.

Ce qui est prévu, plus en détail :

  • Des formations en alphabétisation et en coupe-couture
  • Des formations émancipatrices (sur le droit, le genre, le plaidoyer et l’entrepreneuriat féminin).
  • Un système de garderie des enfants
  • Des formations à destinations des hommes (maris ou tuteurs)
  • Des visites de terrain au domicile des femmes par les animatrices
  • Des rencontres mixtes rassemblant les femmes en formation et leur tuteur/mari
  • Des rencontres entre anciennes et nouvelles apprenantes
  • Une journée de remise des attestations
  • Un renforcement de l’équipe pédagogique de l’APEF (formation-action, alphabétisation…)
  • Un suivi / Appui conseil aux UP et UPC
  • Une remise des kits d’installation
  • L’organisation d’échanges d’expériences
  • La mise en relation avec des acteurs socio-économiques du territoire
  • Une enquête « post-formation »
  • L’organisation de « barzas communautaires » (actions de plaidoyer local)
  • Une campagne de plaidoyer à l’occasion du 8 mars
  • Une formation de l’APEF en plaidoyer / communication externe
  • Le développement d’alliances avec des acteurs du territoire

Les partenaires de cette action

En République démocratique du Congo


Association pour la promotion de l’entrepreneuriat Féminin

En France