Inde

Le pouvoir d’agir

des femmes

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Le pouvoir d’agir

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EDITO

Aux antipodes de la condescendance

Frères des Hommes s’est donné 6 priorités pour contribuer à la transformation sociale. La « structuration en collectif » est l’une d’entre elles. Derrière ces mots un peu « jargonnants » se cache toute une réalité d’action. Être ensemble, se mettre en collectif est un moyen formidable. Mais un moyen de quoi ? Peut-être en tout premier lieu, un moyen pour les personnes qui s’y investissent de gagner en autonomie. Quand on est soi-même dans une situation de grande vulnérabilité, la capacité à changer sa propre situation peut parfois être bien faible. C’est là où toute la puissance d’être ensemble peut vraiment avoir un impact.

Notre choix de travailler avec des animateurs et animatrices localement implantés dans les quartiers ou villages est fondamental. Ils vont permettre la création des premiers groupes d’entraide. Dans ces espaces, grâce aux formations que nous proposons, les femmes et les hommes vont collectivement développer une analyse critique de leur situation.
Oui et c’est une étape essentielle : comprendre les entraves à sa propre évolution pour se donner les moyens d’agir ensemble. Et ces actions sont bien concrètes : un problème de violence conjugale ? Un groupement de femmes s’est équipé de téléphones portables et d’un numéro d’appel permettant une intervention collective à tout moment, même en pleine nuit ! Une incapacité à assister à des formations ? Ailleurs, dans un quartier défavorisé, c’est une crèche collective que vont créer les habitants. Les mères de familles vont pouvoir ainsi rompre leur isolement, acquérir un métier et gagner en autonomie.

Jamais il n’y a de modèle ou de solution toute faite. S’adaptant à chaque situation spécifique, les groupements définissent leurs objectifs et construisent leurs solutions. Et les priorités peuvent être bien différentes : lutter contre des violences subies, rompre l’isolement, se former, créer des activités économiques, obtenir que les droits soient respectés… On voit ici pourquoi accompagner la structuration des collectifs est une de nos priorités d’action. Au coeur de ces groupements, avec les membres de nos organisations partenaires implantés localement, nous sommes des « alliés » des populations.

Aux antipodes de la condescendance, Frères des Hommes et ses partenaires partagent une même vision : les populations en situation de vulnérabilités sont de véritables acteurs de la transformation de nos sociétés. Les changements auxquels nous aspirons ne se décrètent pas « d’en haut ». Seule une alliance de tous nos « pouvoirs d’agir » saura dépasser la satisfaction des intérêts individualistes. Collectivement, nous avons toutes et tous un rôle à jouer pour le bien de l’humanité et de notre planète qui sont aujourd’hui trop souvent mis en danger.

Être engagé dans cette voie est le plus bel enthousiasme que nous ayons à partager !

Yves Altazin,
Directeur de Frères des Hommes

Coup d’oeil

sur notre projet

L’objectif ?

Renforcer les capacités individuelles et collectives des femmes, pour leur permettre de se mobiliser contre les discriminations subies par leur communauté (violences familiales, absence d’accès aux services publics…) et sur leur lieu de travail (salaire minimum non garanti et inférieur à celui des hommes, pas de protection sociale ni de congés payés…)

Où ?

Bangalore, Bidar et Bijapour (état du Karnataka, Inde)

Quand ?

Janvier 2018 à décembre 2020 (3 ans)

Qui ?

13 200 femmes (employées de maison, retraitées, ouvrières, nettoyeuses de rue), membres de 5 groupements, bénéficient directement du projet

Quel budget ?

158 527 € (dont 30 411 €déjà financé par la fondation Raja)

Avec qui ?

Créée en 1983 à Bangalore, dans l’état du Karnataka l’organisation Fedina a pour objectif d’accompagner et défendre les populations marginalisées (intouchables, femmes, populations tribales, travailleurs du secteur informel). Depuis près de 15 ans, Fedina est partenaire de Frères des Hommes.

Le secteur dit « informel » en Inde

La population active indienne est estimée entre 430 et 460 millions de personnes, faisant du marché du travail indien le deuxième au monde. Le secteur dit informel est largement dominant ; largement dominé aussi par le système des castes : à chaque caste ou souscaste correspond un métier, qui se transmet de génération en génération.

Si le droit du travail indien est relativement protecteur, il ne concerne qu’une faible minorité de la population active, composée de salariés et d’agents publics. Les travailleurs du secteur informel, eux, ne sont pas protégés et demeurent confrontés à une grande précarité, même s’ils contribuent aujourd’hui à environ 62 % du revenu national.

« Il y a des lois qui existent » dit Sebbi Devaraj, le directeur de Fedina. « Par exemple, il y a celle pour “une rémunération égale pour un travail égal” qui existe depuis près de 30 ans, ou une loi plus récente contre le harcèlement sexuel sur le lieu de travail. [Toutes] ces lois sont là, mais elles ne sont pas appliquées. »

Les femmes sont les plus touchées par cette précarité. Que ce soit sur le lieu de travail ou au sein de la communauté et de la famille, elles sont victimes encore aujourd’hui de fortes discriminations sociales et de nombreuses formes de violences.

Frères des Hommes à la rencontre des acteurs


Du 5‭ ‬au 15‭ ‬mars dernier‭, ‬Maxime Guimberteau‭, ‬responsable de la communication chez Frères des Homme‭, ‬s’est rendu à Bangalore et Bijapour rencontrer les acteurs du projet‭‭, lesquels s’expriment ici.

« Prendre conscience de sa condition sociale »

Fedina va utiliser le collectif pour permettre aux femmes qu’elle accompagne de créer leur espace de changement social et ne plus subir : « Nos conditions de vie étaient misérables, on vivait vraiment mal. Il fallait qu’on se mobilise. Pour cela, le seul choix était de s’organiser » dit Mahadevi, membre du groupe Makaayu (1). « Nous cherchons, ajoute Usha, co-directrice de Fedina, à renforcer les capacités individuelles et collectives de ces femmes. Le but, c’est qu’elles puissent se mobiliser pour se battre tant contre les violences domestiques que contre les discriminations sur leurs lieux de travail. » C’est la deuxième étape après être rentrée dans le groupe : tous les deux mois, ses membres sont formées par les animatrices de Fedina sur des thèmes comme les droits sociaux ou les violences conjugales. Ces temps de formation sont le moment où les femmes commencent à évaluer, analyser leur environnement et en avoir une lecture critique. C’est le moment où le groupe se considère uni comme une entité collective : « Les formations que donne Fedina permettent de prendre conscience collectivement de sa condition sociale, de son environnement, dit Firdose, une animatrice de Fedina, et des moyens de le changer. » Parfois, les femmes partagent leur intimité faite de violences conjugales, ce qui pour certaines est un premier pas important. La caractéristique de ces formations est leur horizontalité, leur adaptabilité aux participantes et aux situations auxquelles elles font face. Fedina met en avant l’accompagnement et l’apprentissage conjoints (on apprend ensemble), plus que la transmission de savoirs. Une méthode qui se retrouve également dans le mode d’organisation de Fedina : l’échange collectif entre formateurs est aussi largement privilégié pour adapter ces formations.

(1) Makaayu est un groupe d’action réunissant 3 500 employées de maison.
Cinq groupes d’action sociale (Aikyatha, DBC, Bijapur, Makaayu, SMERSDS) sont accompagnés par Fedina.

« C’est le groupe qui change l’individu  »

« C’est le groupe qui change l’individu dit Mahadevi, car quand on se confie sur nos problèmes, sur la façon dont nos maris, nos employeurs nous traitent, on peut espérer une solution. C’est ça qui nous transforme. » Firdose évoque le cas de Kasturi, employée de maison : « Au début elle était très réticente. Au fur et à mesure, elle est devenue très assidue à nos réunions, au point de devenir la présidente du groupe. Se mettre en groupe permet à une personne de changer sa situation en trouvant la force de résister à la pression sociale, qu’elle vienne des employeurs ou de la famille. » Si rechercher des solutions pour changer sa situation personnelle est en général la porte d’entrée pour rejoindre un groupe d’action, au bout de plusieurs dizaines de réunions et de mobilisations cette perception change. Les membres réalisent l’impact que peut avoir un groupe : « Si une seule personne agit pour être reconnue, elle seule va en bénéficier, si c’est un groupe, toute la communauté va en bénéficier » dit Pushpalatha, une animatrice de Fedina. Mahadevi confirme : « Il faut que la personne change pour qu’à son tour elle puisse permettre à d’autres de changer. Au début, moi-même, j’avais peur de parler avec les animateurs ou à quelqu’un de nouveau, je tremblais. Maintenant je coordonne le groupe. Je parle sans problème à la police ou aux autorités locales. »

S’organiser collectivement ?

Pour Frères des Hommes et ses partenaires, favoriser l’émergence des collectifs est une étape indispensable pour l’émancipation individuelle. C’est dans ce cadre que peuvent se révéler les capacités de chacune et chacun à contribuer aux changements qui leur permettent de sortir des situations de domination sociale. Grâce à des formations citoyennes et des mobilisations en commun se construit une dynamique collective. Le groupe prend progressivement conscience de son pouvoir d’action, se donne les capacités et les moyens de changer la situation de ses membres. C’est l’autonomie individuelle et collective qui devient possible.

Des employées de maison avec Firdose, un animatrice de Fedina (2ème en partant de la droite)

Agir avec et pour les femmes

Fedina est une organisation dont les actions sont centrées sur une très grande proximité avec les femmes qu’elle accompagne. « Nous nous rendons d’abord directement chez elles, dit Firdose, une animatrice de Fedina, c’est ce qu’on appelle les “house visits”  (1) ou les “street meetings” (2) . On discute devant la porte ou dans la rue. Si elles sont convaincues, elles vont alors venir aux réunions de quartier où on échange sur leurs problèmes, sur leurs conditions de travail. C’est au niveau de la réunion de quartier que se crée le noyau du groupe. » Comme le souligne Sridevi, la coordinatrice du projet de Frères des Hommes et Fedina, « quand nous travaillons avec les populations, nous avons une relation de confiance. Il y a des sentiments qui s’expriment, par exemple quand on dit aux travailleuses retraitées : “Je suis de ton côté, nous allons t’aider !”  Donc on les accompagne, on les soutient et elles finissent même par nous dire : “Tu n’es pas une étrangère, tu fais partie de notre famille !”  ». Le fait de côtoyer des femmes dans la même situation sociale et l’assurance d’être soutenue par un groupe est un énorme facteur d’adhésion au groupe. « Pourquoi en groupe ? dit Lata, membre d’Aikyatha (3) , y aller toute seule, ça ne va rien changer ! Nous devons y aller ensemble pour attirer l’attention de ceux qui décident. » (1) House visits : visites à la maison. (2) Street meetings : réunions de rue. (3) « Aikyatha » : Aikyatha est un groupe d’action de 500 travailleuses retraitées à Bangalore et Bijapour.

Agir sur leur propre situation

Pour Fedina, le groupe doit être créé par ses membres et pour ses membres, car ces femmes partagent une réalité sociale et elles seules ont le pouvoir d’agir sur leur environnement. « Nous pensons, dit Usha, co-directrice de Fedina, que le fait même que les femmes jouent aujourd’hui un plus grand rôle dans les revenus du foyer est une grande force. Parce que maintenant, les revenus les plus stables du foyer proviennent de la femme. Elle a donc davantage envie de s’affirmer. Ce que l’on voit aussi, c’est que les travailleuses sont de plus en plus impliquées dans l’éducation de leurs enfants. Ça les motive à améliorer leur quotidien. Même si elles ont du mal à se rendre aux réunions des groupes, il y a toujours une grande volonté d’éduquer leurs enfants, de contribuer aux revenus de la famille, ce qui est une grande force des femmes. » La notion d’acteur de changement est partout présente pour Fedina : « Il faut qu’elles sortent de leur situation, dit Mahadevi, membre du groupe Makaayu, et prennent l’initiative d’agir. C’est le meilleur moyen de ne pas revenir en arrière. J’ai vécu des choses dures quand j’étais employée de maison. Je n’avais ni argent, ni nourriture. J’en parlais aux femmes autour de moi et au lieu de les décourager, cela les motivait encore plus pour rejoindre le groupe. Ce que moi j’ai enduré, aucune femme ne devrait aussi le supporter. »

Journée de mobilisation pour la défense des droits des travailleurs à Bangalore

La mobilisation, ciment du groupe

« De l’audace, toujours de l’audace », les femmes que soutient Fedina ont pris cette formule à la lettre. Elles ont mené des dizaines de mobilisations et de réunions communes, en centre-ville ou dans leur quartier : c’est le moyen d’être vues et entendues par leur employeur et leur famille. Toute l’année 2018 (ce sera aussi le cas en 2019) des actions collectives ont été organisées : dès le mois de mars avec une marche à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes et une commémoration de la Journée internationale des travailleuses. D’autres ont suivi en fin d’année avec des marches autour de la date d’anniversaire de Gandhi et la Journée internationale pour les personnes retraitées. Ces mobilisations sont le ciment du groupe, car c’est dans ces moments que se matérialise son pouvoir émancipateur. À chaque témoignage que Frères des Hommes a recueilli, que ce soit auprès des employées de maison, des ouvrières ou des travailleuses retraitées, les anecdotes sur telle ou telle mobilisation revenaient dans la conversation : « Je ne peux oublier les mobilisations pour les retraites devant le ministère du Travail, à Bangalore, dit Kupuma, trésorière du groupe des travailleuses retraitées. On a toutes couru, certaines ont été arrêtées pour être libérées un peu plus tard. »

C’est une évolution claire permise par la dynamique de renforcement des capacités d’agir des femmes. Accompagnées par Fedina, elles osent sortir. Elles occupent collectivement l’espace public, chose rare en Inde, surtout pour des membres des castes inférieures.

Pas sans danger

Ces mobilisations ne se font pas sans danger, comme en témoigne Pushpallatt, une animatrice de Fedina : « Dans les usines de textile, les employeurs des femmes que nous accompagnons sont vigilants. Ils n’aiment pas que les animatrices de Fedina s’approchent trop près d’elles. Ils leur posent des questions sur les réunions auxquelles elles ont assisté. Les cas de harcèlement sont constants si ces femmes commencent à demander de meilleures conditions de travail. Surtout que ceux qui les encadrent sont tous des hommes. Ils vont alors les surcharger de travail, ils les poussent à bout. » Mahadevi, membre de Makaayu, opine : « Ma famille et mon employeur me disaient : ‘Pourquoi tu ne restes pas chez toi, pourquoi vas-tu dans la rue créer du désordre ?’ Les autres femmes me disaient aussi qu’elles ne pouvaient pas risquer de perdre leur emploi. Leur famille était dans une situation très compliquée, elles devaient travailler. Mais nous avons reçu beaucoup de soutien de la part de Fedina qui nous disait : “Ne reculez pas, vous ne devez pas avoir peur” . »

Une des membres du groupe Aikyatha dans la ville de Bijapour

Le collectif endosse son rôle d’acteur

Le point de départ d’une action en collectif est la prise de conscience progressive par le groupe de son rôle et de son pouvoir de changer la situation de ses membres.

Les femmes retraitées du groupe Aikyatha en sont l’exemple. « Elles sont déjà censées être à la retraite pourtant elles sont encore nombreuses à continuer à travailler aujourd’hui. Elles n’obtiennent que 600 roupies (1) de retraite par mois, et jamais à temps, avec quelquefois 5 à 6 mois de retard de versement » dit Sridevi, l’animatrice de Fedina qui accompagne le groupe. Elle ajoute : « Le but principal de nos activités est de créer une prise de conscience chez ces personnes. »
Cette prise de conscience se construit patiemment grâce aux mobilisations communes et aux formations, qui façonnent le groupe : « Nous avons été formées par Fedina en droit du travail et sur les lois de protection des femmes dit Asiya, membre d’Aikyatha à Bijapour. Pendant ces formations, plein de personnes se rassemblent, plein de choses se passent. Je sors de chez moi, j’ai davantage de courage pour parler, je suis un peu plus reconnue. » Résultat de cette prise de conscience : la rédaction d’un mémorandum de demandes à l’attention des candidats – et futurs décideurs – aux élections législatives d’avril 2019.

Ces décideurs, les membres d’Aikyatha ne les voient jamais : « Ils viennent seulement chercher nos votes mais c’est tout, après il n’y a plus personne. On a préparé le mémorandum ensemble, on s’est réuni avec Prabou [l’animateur de Fedina] et on a élaboré le document. »

Même si elles se font peu d’illusions, elles entendent bien mener la démarche jusqu’au bout : « Si les candidats jettent notre mémorandum à la poubelle, tant pis, on se postera devant la maison des vainqueurs. Les hommes politiques ont tout le temps été comme ça. Nous sommes pauvres, peu éduquées, c’est pour cela qu’ils se permettent ce comportement, nous sommes des dalits (2). »

(1) 600 roupies, soit 7,60€.
(2) Les Dalits ou Intouchables sont considérés comme au bas de l’échelle des castes. Selon la constitution indienne, ils doivent jouir des mêmes droits que les
membres des castes supérieures. Dans la réalité, ils sont largement discriminés et encore cantonnés aux métiers considérés en Inde comme dégradants.

La finalité est l’autonomie

Pour Fedina, accompagner la création et la coordination d’un groupe n’est qu’une étape, la finalité est bien son autonomie. Beaucoup d’actions pourraient être menées directement par l’équipe centrale de Fedina, mais celle-ci estime que les actions doivent être menées par les personnes elles-mêmes, même si cela prend plus de temps. De fait, une fois structuré le groupe s’organise et agit de manière indépendante de Fedina. « Le groupe finit par se gérer lui-même, dit Firdose. C’est arrivé que des employeurs viennent dans les locaux de Fedina nous demander pourquoi nous faisions tout ça. S’ils veulent des explications, il faut demander directement aux membres du groupe. » Elle conclut : « Notre philosophie, c’est que les femmes organisent leurs actions et partagent ce qu’elles ont appris avec Fedina avec tout le monde et pas seulement avec deux ou trois personnes. Alors on pourra transformer la communauté, puis la société. »

Rassemblement d’employées de maison dans le centre de Bangalore

Inde : zoom sur les

activités 2018-2020

1ÈRE ÉTAPE
Connaître ses droits

Cette première étape du projet permet aux femmes d’avoir conscience des discriminations qu’elles subissent et de retrouver confiance, individuellement et collectivement.

Sensibiliser

Des visites hebdomadaires d’animateurs sont régulièrement organisées sur le lieu de travail et de vie des femmes afin qu’elles soient sensibilisées aux violations de droits qu’elles rencontrent au quotidien.

Réalisé : 10 représentations de théâtre de rue ont déjà eu lieu
À venir : 20 autres sont prévues d’ici 2020

 

Échanger

Sur les 3 ans du projet, 540 ateliers sont prévus avec des groupes de femmes appartenant à un même village ou bidonville, ou travaillant pour un même employeur. Objectifs : trouver ensemble des solutions aux problèmes rencontrés et se protéger mutuellement.

Réalisé : 414 réunions ont déjà été organisées
À venir : l’ensemble des autres ateliers sont en cours de réalisation

 

Savoir

Des formations au droit du travail et aux lois concernant la protection des victimes de violence sont données pour faire connaître aux femmes les actions qu’elles peuvent développer.

Réalisé :
• 14 formations en droit du travail
• 18 sur les lois de protection des femmes
• 5 sur l’émancipation
• 5 sur la prévention des violences domestiques
À venir : de nouvelles sessions de formations sont en préparation pour d’autres femmes

2ÈME ÉTAPE
S’organiser collectivement pour faire appliquer les lois

Plus sûres d’elles, les femmes vont pouvoir ensuite se rassembler et lutter ensemble pour faire valoir leurs droits.

Se mobiliser

Des actions de mobilisation (grèves, sit-in,marches) sont organisées par les femmes pour réclamerdes salaires et conditions de travail décents pour les membres de leurs groupes.

Réalisé : 18 actions collectives ont été organisées
À venir : au moins 2 nouvelles actions sont prévues

 

Partager

Des moments d’échanges formels sont mis en place pour que les femmes partagent leurs expériences des actions menées et en définissent de nouvelles. L’idée est également de construire collectivement un plaidoyer à destination des autorités publiques.

Réalisé : 10 rencontres et 1 séminaire ont vu le jour
À venir : d’autres rencontres sont prévues ainsi que 8 séminaires

 

Revendiquer

Des campagnes de sensibilisation sont menées auprès des autres citoyens et des employeurs afin de dénoncer les discriminations subies par les femmes. Objectif : affirmer leurs revendications et rejoindre d’autres acteurs luttant pour les droits des plus vulnérables.

Réalisé : 1 première campagne que les femmes ont nommé « Right to life* » a déjà vu le jour
À venir :
campagnes sont planifiées au cours des prochains mois

* Pour ces femmes, il s’agit de défendre le droit à une vie décente.

Nos actions en Inde bénéficient
du soutien de la Fondation Raja.

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