Ultra Trail du Mont-Blanc 2017 : 10 coureurs Frères des Hommes

Depuis 2012, 29 coureurs se sont présentés sur la ligne de départ de l’UTMB avec un dossard solidaire Frères des Hommes. Beaucoup d’entre eux le disent : l’UTMB et Frères des Hommes représentent une communauté de valeurs. La première d’entre elles est la solidarité, qui est présente entre coureurs tout au long de la course et qui guide les actions de Frères des Hommes en Afrique, Amérique latine et Asie.

La seconde est la persévérance, la détermination. Il faut, pour aller au bout de 170 kms en montagne et lancer des actions durables de lutte contre la pauvreté, une vraie volonté d’avancer. La troisième c’est l’engagement. Se présenter sur une course comme l’UTMB demande des années de pratique de la course de fond et un engagement quasi quotidien ; de la même manière l’engagement infaillible de Frères des Hommes, de ses partenaires, de ses adhérents, de ses salariés est la base de son action.

Ils sont 10 cette année. 10 à avoir choisi de courir pour Frères des Hommes après une collecte de 2 000 € chacun en soutien à nos actions. De nationalité chinoise, coréenne, belge ou encore française, ils seront tous là au départ vendredi 1er septembre à 18h.

Jinho Yang

En provenance d’Incheon, ville portuaire sud-coréenne située à 50 km à l’ouest de Séoul, Jinho Yang a été l’un des premiers à contacter Frères des Hommes pour solliciter un dossard solidaire. Assez honnêtement, il avoue qu’il ne connaissait pas Frères des Hommes avant de s’inscrire à l’UTMB mais comme il le dit lui-même « les grandes histoires naissent toujours de petites coïncidences ». Il s’est mis à courir il y a 7 ans seulement et le voilà positionné sur l’UTMB « tout ce qui m’importe c’est de pouvoir finir cette course mythique. »

Ngan Li

A 2h30 d’avion d’Incheon, Ngan Li vit à Hong Kong. Officier sur un navire de navire marchande, il trouve quand même le temps de s’entrainer après avoir commencé la course de fond en 2014. Pour lui l’UTMB est le plus grand objectif qu’un coureur de trail (un trailer) puisse accomplir. La dimension solidaire est aussi bien présente pour lui : « en m’alignant sur la course, j’espère sensibiliser ma famille, mon public aux valeurs de Frères des Hommes, notamment celle de former les personnes les plus vulnérables car c’est la meilleure manière de lutter contre la pauvreté. »

Chris Mak

Egalement originaire d’Hong Kong, Chris Mak est médecin : « cette année je porterai le dossard de frères des Hommes et serai l’ambassadeur de ses valeurs dans les trois pays que l’UTMB traverse, la France, l’Italie et la Suisse ». Il fait le parallèle entre la difficulté présentée par la course et celle de lutter contre la pauvreté : « les deux feront face à des défis, anticipés ou non, la traversée du Mont Blanc, grimper 10 sommets, est en soi un exemple d’une détermination extrême, la lutte contre la pauvreté aussi. »

Bruno Kestemont

Après l’Asie, nous retrouvons Bruno Kestemont à Bruxelles. Pour ce spécialiste du développement durable et de l’environnement, c’est le premier UTMB, un « rêve personnel ». Mais au-delà il s’agit pour lui de mettre en avant les actions de Frères des Hommes : « Les enjeux ne sont rien moins que la sécurité alimentaire, une économie à visage humain et de permettre à chacun de s’organiser et de faire valoir ses droits. Ces éléments sont essentiels à l’essor d’un monde plus juste et d’une démocratie véritable au plus haut niveau. Ils permettent au citoyen le plus défavorisé de redevenir acteur et décideur en coresponsabilité. »

Mamerto Gamboa

En Espagne, Mamerto Gamboa sera le représentant de Frères des Hommes. Ingénieur de profession, il est aussi très actif au sein du collectif de coureurs des « Bicho runners » et a plusieurs dizaines de trails longue distance à son actif.

Le « contingent » français est aussi présent.

Gil Catherine

L’un des premiers coureurs à nous avoir contactés est Gil Catherine, un coureur qui a commencé le trail récemment mais qui a déjà intégré le circuit des meilleurs trailers (l’Ultra Trail World Tour) et qui est très intéressé par les valeurs de défense de l’environnement portées par Frères des Hommes.

Jean Noël Hue

Pour notre autre coureur, Jean Noël Hue, gérant d’une entreprise de bâtiment dans le Morbihan et coureur à pied depuis l’âge de 10 ans, l’UTMB est « une nouvelle aventure » teintée d’une couleur solidaire : « Ma participation modeste, mais entière, auprès de Frères des hommes est motivée par la reconnaissance de ses actions pour la formation et le soutien local qui permettront à beaucoup d’atteindre des sommets qui paraissent infranchissables. Leurs actions sont la preuve que le collectif, la solidarité et l’engagement dans la durée peuvent amener les hommes et les femmes vers leurs rêves. »

François Morisson

C’est aussi un premier départ pour François Morisson, lui qui a été séduit par le côté « formation » de Frères des Hommes : « j’ai eu la chance de bénéficier d’un dossard solidaire et j’ai choisi de courir au profit de l’association Frères des Hommes. Cette association m’a séduite par ses engagements en faveur de la formation, de l’émancipation des femmes dans l’économie solidaire et de l’agriculture à travers différents projets. »

François Aguerre et Gérald Forey

Deux amis installés à Londres et à New York, François Aguerre et Gérald Forey sont des fidèles de Frères des Hommes et de l’UTMB. C’est la 4ème fois qu’ils prennent le départ de la course et la 3ème fois pour Frères des Hommes. « L’UTMB pour nous, dit François, c’est environ 40h de course, deux nuits blanches, 170km et 10,000m d’ascension (et de descente !). Le tracé est magnifique, l’aventure humaine indescriptible, la satisfaction d’une profondeur unique. Mais une souffrance également. Une souffrance que la plupart des gens ne comprennent pas. Ils ont peut-être raison d’ailleurs. Gérald ajoute : « je courrai à nouveau sous les couleurs de Frères des Hommes, qui depuis 50 ans combat inlassablement la pauvreté en Asie, Amérique Latine et aux Caraïbes. Persistance, ténacité et engagement, ces valeurs qui sous-tendent leur action au quotidien, sont aujourd’hui plus que jamais à l’ordre du jour ».