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	<title>Fr&#232;res des Hommes</title>
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	<description>Cr&#233;&#233; en 1965, Fr&#232;res des Hommes est une association fran&#231;aise non confessionnelle, ind&#233;pendante de tout parti politique et syndicat. Face &#224; un syst&#232;me politique, &#233;conomique et social qui g&#233;n&#232;re in&#233;galit&#233;s et exclusions, Fr&#232;res des Hommes s'est fix&#233; comme mission d'&#234;tre un acteur de transformation sociale en France et &#224; l'&#233;tranger, gr&#226;ce &#224; la formation des populations en situation de vuln&#233;rabilit&#233;s et &#224; leur organisation en collectif.</description>
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		<title>Fr&#232;res des Hommes</title>
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		<title>Edito : le laboratoire des initiatives solidaires</title>
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		<dc:subject>Ne pas lister les articles associ&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Transformation sociale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Fr&#232;res des Hommes se caract&#233;rise par ses actions de solidarit&#233; &#224; l'international bien s&#251;r, mais aussi en France comme en t&#233;moigne notre dispositif de la P&#233;pini&#232;re de la solidarit&#233; internationale. Si nous parlons souvent de nos actions concr&#232;tes, c'est parce qu'elles r&#233;sultent de l'engagement de tous ceux qui font Fr&#232;res des Hommes au quotidien. &lt;br class='autobr' /&gt; Par notre volont&#233; Fr&#232;res des Hommes n'est jamais devenu une &#171; multinationale de la solidarit&#233; &#187;. C'est la proximit&#233; avec les populations, notre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.fdh.org/-Senegal-les-femmes-paysannes-s-emancipent-.html" rel="directory"&gt;S&#233;n&#233;gal : les femmes paysannes s'&#233;mancipent&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.fdh.org/+-Ne-pas-lister-les-articles-associes-+.html" rel="tag"&gt;Ne pas lister les articles associ&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.fdh.org/+-Transformation-sociale-+.html" rel="tag"&gt;Transformation sociale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.fdh.org/local/cache-vignettes/L150xH45/arton214-6b75e.jpg?1780975867' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='45' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fr&#232;res des Hommes se caract&#233;rise par ses actions de solidarit&#233; &#224; l'international bien s&#251;r, mais aussi en France comme en t&#233;moigne notre dispositif de la P&#233;pini&#232;re de la solidarit&#233; internationale. Si nous parlons souvent de nos actions concr&#232;tes, c'est parce qu'elles r&#233;sultent de l'engagement de tous ceux qui font Fr&#232;res des Hommes au quotidien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par notre volont&#233; Fr&#232;res des Hommes n'est jamais devenu une &#171; multinationale de la solidarit&#233; &#187;. C'est la proximit&#233; avec les populations, notre attachement &#224; les consid&#233;rer comme acteurs de changement et non comme b&#233;n&#233;ficiaires d'une aide qui conditionnent ce choix. Les projets que nous menons sont uniques, sp&#233;cifiques comme autant de laboratoires d'initiatives solidaires. Ils sont modestes et ambitieux &#224; la fois.&lt;br class='autobr' /&gt;
Modestes car leur port&#233;e est locale, mais ambitieux car ils entendent apporter des r&#233;ponses durables permettant de combattre la pauvret&#233;. Nous retrouvons ici toute l'ambition de nos actions : apporter la d&#233;monstration que les populations les plus d&#233;munies disposent en elles-m&#234;mes des ressorts n&#233;cessaires pour changer leur situation imm&#233;diate mais aussi les rapports de forces qui les enferment dans la pauvret&#233;. Partager les r&#233;sultats de nos initiatives solidaires est fondamental pour deux raisons. D'abord, nous voulons encourager toujours plus de personnes &#224; s'inscrire dans ces dynamiques. Et ensuite nous voulons que les autorit&#233;s publiques reconnaissent les capacit&#233;s propres des populations pauvres et puissent ainsi jouer leur r&#244;le en conduisant des politiques publiques &#224; m&#234;me de contribuer &#224; la r&#233;duction des injustices et de la pauvret&#233;. A l'instar de notre action avec les femmes au S&#233;n&#233;gal, nous continuerons longtemps encore &#224; d&#233;velopper localement ces initiatives qui, au-del&#224; de leurs r&#233;sultats, se veulent inspirantes et porteuses d'un avenir juste et solidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yves Altazin&lt;br class='autobr' /&gt;
Directeur de Fr&#232;res des Hommes&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les femmes paysannes transforment leur vie en se formant</title>
		<link>https://www.fdh.org/Les-femmes-paysannes-transforment-leur-vie-en-se-formant.html</link>
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		<dc:date>2016-10-04T12:30:00Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;&#171; Pour moi se former voulait dire am&#233;liorer la qualit&#233; de l'huile que je produis. &#187;Magatte Diouf habite Payenne, un village de 300 habitants pr&#232;s de la ville de M&#233;ckh&#233;. Elle a &#233;t&#233; form&#233;e, avec 50 autres femmes paysannes, pour, &#224; terme, fabriquer une huile de qualit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; La premi&#232;re journ&#233;e de formation consistait &#224; acheter l'arachide, poursuit l'agricultrice, et &#224; s&#233;parer les bonnes des mauvaises graines. Apr&#232;s ce triage, on passait lors du deuxi&#232;me jour &#224; l'&#233;tape de la fabrication. &#187; Les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.fdh.org/local/cache-vignettes/L150xH45/arton215-5f255.jpg?1780975867' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='45' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Pour moi se former voulait dire am&#233;liorer la qualit&#233; de l'huile que je produis. &#187;Magatte Diouf habite Payenne, un village de 300 habitants pr&#232;s de la ville de M&#233;ckh&#233;. Elle a &#233;t&#233; form&#233;e, avec 50 autres femmes paysannes, pour, &#224; terme, fabriquer une huile de qualit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La premi&#232;re journ&#233;e de formation consistait &#224; acheter l'arachide, poursuit l'agricultrice, et &#224; s&#233;parer les bonnes des mauvaises graines. Apr&#232;s ce triage, on passait lors du deuxi&#232;me jour &#224; l'&#233;tape de la fabrication.&lt;/i&gt; &#187; Les femmes &#233;taient encadr&#233;es par les animateurs de l'UGPM. &#171; &lt;i&gt;Le moment le plus marquant de ces formations a &#233;t&#233; celui o&#249; les femmes ont fabriqu&#233;, avec le soutien de techniciens, l'huile raffin&#233;e, tr&#232;s tr&#232;s claire et propre, c'&#233;tait un peu l'aboutissement de la formation et une grosse satisfaction pour les femmes&lt;/i&gt; &#187; dit Ndialy Sang, le coordinateur du projet.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Faire face aux &#171; banabanas &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La fabrication de l'huile implique aussi de savoir g&#233;rer les revenus issus de sa production, pratique que les femmes paysannes n'avaient pas toujours. &#171; &lt;i&gt;La formation en entrepreneuriat a &#233;t&#233; tr&#232;s suivie et tr&#232;s utile&lt;/i&gt; &#187; commente Awa Diop, pr&#233;sidente du groupement de paysans du village de Payanne, &#171; &lt;i&gt;&#231;a m'a permis de faire des calculs sur les b&#233;n&#233;fices et d'anticiper les pertes. &#199;a me permet de savoir ce que je vais gagner avec telle quantit&#233; d'huile et donc d'anticiper en achetant une quantit&#233; d'arachide correspondante. Et maintenant, j'utilise aussi ce qu'on m'a appris dans mes autres activit&#233;s.&lt;/i&gt; &#187; Une m&#233;thode de gestion qu'elle a relay&#233;e dans sa famille et notamment aupr&#232;s de son mari qui s'est mis &#224; l'utiliser. Une meilleure production, une meilleure gestion : en deux ans, les femmes paysannes ont peu &#224; peu am&#233;lior&#233; leur mode de vie. Cela prend du temps. Acqu&#233;rir de nouvelles techniques de fabrication et de gestion a &#233;t&#233; long &#224; mettre en place, mais les r&#233;sultats sont bien l&#224;. &#171; &lt;i&gt;Petit &#224; petit l'oiseau fait son nid&lt;/i&gt; &#187; commente Ndialy Sang, &#171; &lt;i&gt;et c'est pour cela que nous poursuivons la dynamique, m&#234;me si le projet a pris fin. &lt;/i&gt; &#187; L'UGPM se mobilise notamment pour aider les femmes &#224; faire face aux &#034;banabanas&#034;, les interm&#233;diaires, qui font la pluie et le beau temps sur le march&#233; de M&#233;ckh&#233;. &#171; &lt;i&gt;Le probl&#232;me est qu'elles arrivent sur le march&#233; en ordre dispers&#233;, et donc sans fixer de prix de vente commun. On les incite &#224; se regrouper. C'est ce qu'on appelle le &#034;vendre unique&#034;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_597 spip_documents'&gt;&lt;img src='https://www.fdh.org/local/cache-vignettes/L500xH250/formertransformer2-fede2.jpg?1780975867' width='500' height='250' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La place des femmes dans la famille&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais le plus important reste la place des femmes dans la famille &#171; &lt;i&gt;qui a beaucoup chang&#233;&lt;/i&gt; &#187; dit Awa Diop. &#171; Aujourd'hui, je suis capable de g&#233;rer seule mes revenus et de faire des propositions. &#187; &#171; &lt;i&gt; La femme &#231;a n'est pas la peine de la consulter. C'est comme &#231;a que les hommes pensaient&lt;/i&gt; &#187; dit Ndiakhate Fall, le directeur de l'UGPM, &#171; &lt;i&gt;mais maintenant ils ont quelqu'un en face qui gagne de l'argent et qui sait argumenter.&lt;/i&gt; &#187; Les femmes ont acquis une place et, poursuit Awa Diop, &#171; &lt;i&gt;maintenant si tu veux faire quelque chose dans le village, une mobilisation ou autre, tu dois passer par les femmes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_604 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;a href=&#034;https://www.fdh.org/dons/Je-soutiens-Freres-des-Hommes&#034;&gt;&lt;img src='https://www.fdh.org/local/cache-vignettes/L385xH146/bouton-3-6c71e.png?1617489004' width='385' height='146' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Renforcer le lien social</title>
		<link>https://www.fdh.org/Renforcer-le-lien-social.html</link>
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		<dc:date>2016-10-04T12:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Ne pas lister les articles associ&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Transformation sociale</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;n&#233;gal</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'&#233;tait un des objectifs du projet : maintenir et renforcer la solidarit&#233; paysanne. L'animateur de l'UGPM est au c&#339;ur de cette action. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Une fois par mois on se rend dans les 4 villages qui ont &#233;t&#233; choisis dans le projet pour voir si les femmes appliquent ce qu'on leur a appris, on les accompagne &#187; affirme Ndialy Sang, le coordinateur du projet et animateur de l'UGPM. &#171; On s'est form&#233; aussi en m&#234;me temps qu'elles, chacun d'entre nous doit &#234;tre au m&#234;me niveau. &#187; Ces temps communs de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.fdh.org/+-Transformation-sociale-+.html" rel="tag"&gt;Transformation sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.fdh.org/+-Senegal-+.html" rel="tag"&gt;S&#233;n&#233;gal&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.fdh.org/local/cache-vignettes/L150xH45/arton216-c8807.jpg?1780975868' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='45' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait un des objectifs du projet : maintenir et renforcer la solidarit&#233; paysanne. L'animateur de l'UGPM est au c&#339;ur de cette action.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Une fois par mois on se rend dans les 4 villages qui ont &#233;t&#233; choisis dans le projet pour voir si les femmes appliquent ce qu'on leur a appris, on les accompagne&lt;/i&gt; &#187; affirme Ndialy Sang, le coordinateur du projet et animateur de l'UGPM. &#171; &lt;i&gt;On s'est form&#233; aussi en m&#234;me temps qu'elles, chacun d'entre nous doit &#234;tre au m&#234;me niveau.&lt;/i&gt; &#187; Ces temps communs de formation permettent aussi aux animateurs de mieux conna&#238;tre &#034;leur&#034; groupement et vice versa. &#171; &lt;i&gt;C'est un moment o&#249; on a cr&#233;&#233; des relations qu'on a toutes gard&#233;es&lt;/i&gt; &#187; dit Magatte Diouf, une des femmes paysannes form&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_598 spip_documents'&gt;&lt;img src='https://www.fdh.org/local/cache-vignettes/L500xH250/liensocial2-8c150.jpg?1780975868' width='500' height='250' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Maintenant on &#233;change sur notre travail, sur nos difficult&#233;s &#224; transformer l'arachide, sur les prix pratiqu&#233;s au march&#233; par les &#034;banabanas&#034;, les interm&#233;diaires.&lt;/i&gt; &#187; L'animateur sait comment parler aux paysans. Lui-m&#234;me paysan, issu des groupements form&#233;s par l'UGPM, l'animateur doit entretenir un dialogue permanent avec le chef du village pour maintenir la coh&#233;sion de son groupement et &#233;viter les ranc&#339;urs. &#171; &lt;i&gt;Le chef du village ne doit pas voir le groupement comme un ennemi,avertit Ndialy Sang, mais comme un instrument au service du d&#233;veloppement de son village, et en g&#233;n&#233;ral les chefs de village regardent notre action avec bienveillance ou sont m&#234;me parfois membre du groupement, dans ce cas c'est tout le monde qui avance ensemble.&lt;/i&gt; &#187; Parmi ces animateurs, huit sont des femmes &#171; &lt;i&gt;et je trouve &#231;a tr&#232;s bien&lt;/i&gt; &#187; dit Fatbintou Diop, une de ces animatrices, &#171; &lt;i&gt;le m&#233;tier d'animateur ne d&#233;pend pas du genre. &#202;tre animateur c'est une facilit&#233; qu'on a, qu'il faut perfectionner gr&#226;ce &#224; des formations. Un animateur est issu du monde paysan, il sait comment parler aux paysans, il conna&#238;t leurs attentes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Tous croient &#224; ce qu'ils font et &#224; ce qu'ils sont&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'UGPM a constat&#233; depuis plusieurs ann&#233;es que les campagnes perdaient petit &#224; petit leurs pratiques de solidarit&#233;, en &#233;cho &#224; une soci&#233;t&#233; s&#233;n&#233;galaise de plus en plus individualiste. C'est pourquoi &#171; on conseille aux gens de faire attention &#224; ne pas prendre des cr&#233;dits trop importants, qui les rendent trop d&#233;pendants, ce qui est souvent le cas dans le milieu rural. On les incite aussi &#224; ne pas avoir trop de &#034;d&#233;penses de prestige&#034; li&#233;es aux mariages, aux enterrements, qui handicapent fortement les familles &#187;pr&#233;cise Galaye Ka, animateur et membre de l'UGPM depuis sa fondation en 1985. La coh&#233;sion du groupement est aussi parfois menac&#233;e par des tentatives d'instrumentalisation : &#171; Il arrive que tel ou tel chef de village comprenne le potentiel de mobilisation &#233;lectorale d'un groupement. C'est &#224; nous, animateurs, d'assurer l'ind&#233;pendance du groupement. G&#233;n&#233;ralement on y arrive, car on ne se situe dans aucun parti politique &#187;continue Adama Niang, un autre animateur. Finalement, pour Galaye Ka, &#171; l'UGPM est avant tout un mouvement de base, avec un lien fort avec les gens qu'il accompagne. Animateurs ou paysans, tous croient &#224; ce qu'ils font et &#224; ce qu'il sont. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_599 spip_documents'&gt;&lt;img src='https://www.fdh.org/local/cache-vignettes/L500xH250/adama-16314.jpg?1780975868' width='500' height='250' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Adama Niang, animateur de l'UGPM&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_603 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;a href=&#034;https://www.fdh.org/dons/Je-soutiens-Freres-des-Hommes&#034;&gt;&lt;img src='https://www.fdh.org/local/cache-vignettes/L385xH146/bouton-2-58731.png?1617487983' width='385' height='146' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les ambassadeurs de l'huile</title>
		<link>https://www.fdh.org/Les-ambassadeurs-de-l-huile.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.fdh.org/Les-ambassadeurs-de-l-huile.html</guid>
		<dc:date>2016-10-04T11:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Ne pas lister les articles associ&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Transformation sociale</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;n&#233;gal</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est une des principales innovations du projet : mieux d&#233;velopper la commercialisation de l'huile d'arachide, et maintenir le lien entre villes et campagnes gr&#226;ce &#224; un &#034;ambassadeur&#034; de l'huile. &lt;br class='autobr' /&gt; Il s'agit d'un relais qui s'est engag&#233; &#224; en faire la promotion en ville gr&#226;ce au bouche-oreille. Certains de ces ambassadeurs ont &#233;t&#233; jusqu'&#224; vendre directement l'huile. Le fr&#232;re de Nogane Dieng, une des femmes paysannes impliqu&#233;es dans le projet, a &#233;t&#233; un de ces relais. &#171; Chaque (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.fdh.org/-Senegal-les-femmes-paysannes-s-emancipent-.html" rel="directory"&gt;S&#233;n&#233;gal : les femmes paysannes s'&#233;mancipent&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.fdh.org/+-Ne-pas-lister-les-articles-associes-+.html" rel="tag"&gt;Ne pas lister les articles associ&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.fdh.org/+-Transformation-sociale-+.html" rel="tag"&gt;Transformation sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.fdh.org/+-Senegal-+.html" rel="tag"&gt;S&#233;n&#233;gal&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.fdh.org/local/cache-vignettes/L150xH45/arton217-2e02b.jpg?1780975868' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='45' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est une des principales innovations du projet : mieux d&#233;velopper la commercialisation de l'huile d'arachide, et maintenir le lien entre villes et campagnes gr&#226;ce &#224; un &#034;ambassadeur&#034; de l'huile.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il s'agit d'un relais qui s'est engag&#233; &#224; en faire la promotion en ville gr&#226;ce au bouche-oreille. Certains de ces ambassadeurs ont &#233;t&#233; jusqu'&#224; vendre directement l'huile.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le fr&#232;re de Nogane Dieng, une des femmes paysannes impliqu&#233;es dans le projet, a &#233;t&#233; un de ces relais. &#171; &lt;i&gt;Chaque week-end,dit-elle, il venait chercher de l'huile pour la ramener ensuite &#224; Dakar dans le restaurant que tient ma belle-s&#339;ur, et elle la revendait ensuite &#224; ses clients. Cela me permettait d'&#233;couler mon stock mais aussi de faire conna&#238;tre mon huile parmi la population de Dakar.&lt;/i&gt; &#187; Quel que soit leur degr&#233; d'implication, les ambassadeurs connaissent bien le milieu rural, ce sont des gens attach&#233;s &#224; leur r&#233;gion et qui ont envie de la mettre en valeur. &#171; &lt;i&gt;Ils nous repr&#233;sentent dans la ville&lt;/i&gt; &#187;, dit Ndialye Sang, le coordinateur du projet. Une dynamique s'est install&#233;e et le dispositif continue &#224; fonctionner alors que le projet a pris fin. &#171; &lt;i&gt;M&#234;me si il est difficile de suivre les ventes de chacune des transformatrices&lt;/i&gt; &#187; dit Ndiakhate Fall, le directeur de l'UGPM, &#171; &lt;i&gt;nous recevons de plus en plus de demandes de citadins, on sent que quelque chose s'est pass&#233;. Pour les ambassadeurs, c'est un moyen simple de contribuer au d&#233;veloppement &#233;conomique de leur r&#233;gion d'origine.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_605 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;a href=&#034;https://www.fdh.org/dons/Je-soutiens-Freres-des-Hommes&#034;&gt;&lt;img src='https://www.fdh.org/local/cache-vignettes/L385xH146/bouton-4-7c54c.png?1617487445' width='385' height='146' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pour la reconnaissance des paysans</title>
		<link>https://www.fdh.org/Pour-la-reconnaissance-des-paysans.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.fdh.org/Pour-la-reconnaissance-des-paysans.html</guid>
		<dc:date>2016-10-04T10:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Ne pas lister les articles associ&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Transformation sociale</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;n&#233;gal</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; C'est extr&#234;mement important de pouvoir faire entendre la voix des paysans. Comme on a l'habitude de dire : le monde est un village plan&#233;taire, il y a des d&#233;cisions au niveau national et international qui peuvent avoir des cons&#233;quences n&#233;gatives sur la vie des paysans. &#187; Pour Ndiakhate Fall, former les femmes paysannes est un premier pas qui doit &#234;tre accompagn&#233; par une action d'interpellation des autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Il faut que les gens qui d&#233;cident soient inform&#233;s de la situation (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.fdh.org/-Senegal-les-femmes-paysannes-s-emancipent-.html" rel="directory"&gt;S&#233;n&#233;gal : les femmes paysannes s'&#233;mancipent&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.fdh.org/+-Ne-pas-lister-les-articles-associes-+.html" rel="tag"&gt;Ne pas lister les articles associ&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.fdh.org/+-Transformation-sociale-+.html" rel="tag"&gt;Transformation sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.fdh.org/+-Senegal-+.html" rel="tag"&gt;S&#233;n&#233;gal&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.fdh.org/local/cache-vignettes/L150xH45/arton218-d67e0.jpg?1780975868' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='45' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; C'est extr&#234;mement important de pouvoir faire entendre la voix des paysans. Comme on a l'habitude de dire : le monde est un village plan&#233;taire, il y a des d&#233;cisions au niveau national et international qui peuvent avoir des cons&#233;quences n&#233;gatives sur la vie des paysans. &#187; Pour Ndiakhate Fall, former les femmes paysannes est un premier pas qui doit &#234;tre accompagn&#233; par une action d'interpellation des autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Il faut que les gens qui d&#233;cident soient inform&#233;s de la situation des paysans et qu'ils soient conscients que leurs d&#233;cisions ont des r&#233;percussions. &#187;Il prend l'exemple du petit pois : &#171; Le gouvernement a fait entrer le petit pois sur le march&#233; s&#233;n&#233;galais, il est moins cher que le ni&#233;b&#233; (vari&#233;t&#233; de haricot tr&#232;s courante en Afrique - [ndlr]), automatiquement le public s'est d&#233;sint&#233;ress&#233; du ni&#233;b&#233;, ce qui a p&#233;nalis&#233; les agriculteurs locaux. &#187;L'UGPM interpelle de deux mani&#232;res : sur le plan local et sur le plan national. Au niveau local, le mouvement a d&#233;velopp&#233; ce qu'on peut appeler le &#034;plaidoyer culinaire&#034; comme le pr&#233;cise le directeur de l'UGPM : &#171; On a organis&#233; &#224; M&#233;ckh&#233; un &#034;Forum sur le produire local&#034;. On fait d&#233;guster de l'huile d'arachide, on essaie de toucher le public, les autorit&#233;s administratives ou les d&#233;cideurs politiques, on discute avec eux. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but est aussi d'encourager les populations locales &#224; consommer d'abord les produits locaux : &#171; Avant par exemple, le mil &#233;tait consomm&#233; au petit d&#233;jeuner, maintenant ce sont des baguettes industrielles. On parle de populations rurales pauvres, &#231;a leur co&#251;te cher d'acheter ces baguettes alors que les produits sont l&#224;, ils sont moins chers et d&#233;veloppent l'&#233;conomie locale. Tout le monde est gagnant. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'UGPM, il faut aussi convaincre au niveau national. Sa force est de se baser sur des faits issus du terrain que l'animateur leur fait &#034;remonter&#034;. Pour porter cet argumentaire, l'UGPM agit en collectif par le biais de deux plateformes : la F&#233;d&#233;ration des organisations non gouvernementales du S&#233;n&#233;gal et le Conseil national de concertation et de coop&#233;ration des ruraux (CNCR).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce plaidoyer prend du temps, mais il est r&#233;compens&#233; par des victoires. Alors que les femmes ont de grandes difficult&#233;s &#224; acc&#233;der &#224; la terre, le travail du CNCR a permis &#224; plusieurs centaines d'entre elles d'acc&#233;der &#224; plus de 200 hectares. Selon les afirmations de Nazirou Sow, pr&#233;sident du CNCR, &#171; plus de 320 demandes d'affectation sont en instance au niveau des conseils municipaux, avec toutes les chances de recevoir un avis favorable. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_606 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;a href=&#034;https://www.fdh.org/dons/Je-soutiens-Freres-des-Hommes&#034;&gt;&lt;img src='https://www.fdh.org/local/cache-vignettes/L385xH146/bouton-5-8cc81.png?1617468682' width='385' height='146' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>S&#233;n&#233;gal : &#171; revaloriser l'identit&#233; paysanne &#187;</title>
		<link>https://www.fdh.org/Senegal-revaloriser-l-identite-paysanne.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.fdh.org/Senegal-revaloriser-l-identite-paysanne.html</guid>
		<dc:date>2016-07-27T14:27:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Transformation sociale</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;n&#233;gal</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ndiakhate Fall est directeur de l'Union des Groupements Paysans de Meckh&#233;. Il revient sur son parcours, depuis ses d&#233;buts en tant que paysan jusqu'aux premiers projets avec Fr&#232;res des Hommes. &lt;br class='autobr' /&gt; Est-ce que tu peux m'expliquer comment tu es venu &#224; travailler pour l'UGPM ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Avant j'&#233;tais paysan. Naturellement, comme les jeunes qui avaient mon &#226;ge, j'avais aussi envie d'aller en ville pour voir ce qui se passait. Je suis parti l&#224;-bas, j'ai pass&#233; 4 ans en ville, &#224; Dakar. Ensuite je suis tomb&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.fdh.org/-Agir-au-Senegal-avec-les-femmes-transformatrices-d-huile-d-arachide-.html" rel="directory"&gt;Agir au S&#233;n&#233;gal avec les femmes transformatrices d'huile d'arachide&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.fdh.org/+-Transformation-sociale-+.html" rel="tag"&gt;Transformation sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.fdh.org/+-Senegal-+.html" rel="tag"&gt;S&#233;n&#233;gal&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.fdh.org/local/cache-vignettes/L150xH45/arton192-cb98f.jpg?1780975868' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='45' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ndiakhate Fall est directeur de l'Union des Groupements Paysans de Meckh&#233;. Il revient sur son parcours, depuis ses d&#233;buts en tant que paysan jusqu'aux premiers projets avec Fr&#232;res des Hommes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Est-ce que tu peux m'expliquer comment tu es venu &#224; travailler pour l'UGPM ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avant j'&#233;tais paysan. Naturellement, comme les jeunes qui avaient mon &#226;ge, j'avais aussi envie d'aller en ville pour voir ce qui se passait. Je suis parti l&#224;-bas, j'ai pass&#233; 4 ans en ville, &#224; Dakar. Ensuite je suis tomb&#233; malade et je suis revenu. Pendant que j'&#233;tais en ville j'ai commenc&#233; &#224; militer dans des associations de jeunes pour la r&#233;novation de notre village (pr&#232;s de la ville de M&#233;ckh&#233; &#224; 3 heures de voiture &#224; l'Est de Dakar). Quand je suis revenu, j'ai commenc&#233; &#224; me consacrer &#224; l'agriculture avec d'autres jeunes de mon &#226;ge qui &#233;taient dans le village. &#199;a c'est en 1981/83. C'&#233;tait une p&#233;riode extr&#234;mement difficile parce que c'&#233;tait la p&#233;riode de d&#233;sengagement de l'Etat, de la mise en place des politiques d'ajustements structurels par le FMI et autres. C'est ainsi que dans la p&#233;riode de 1983 &#224; 1985 on a abouti &#224; la cr&#233;ation du UGPM. On voulait revaloriser l'identit&#233; paysanne. &#199;a c'&#233;tait quelque chose qui nous tenait &#224; c&#339;ur nos paysans &#233;taient tellement m&#233;pris&#233;s. Personne ne voulait &#234;tre paysan. M&#234;me nous, quand on commen&#231;ait &#224; devenir paysan, on &#233;tait critiqu&#233; dans nos propres familles. C'&#233;tait tr&#232;s difficile mais on a pers&#233;v&#233;r&#233; et on a travaill&#233; dur, et c'est &#231;a qui a chang&#233; un tout petit peu la face des choses. Je suis revenu mais parce que je suis fils de paysans. Mon aventure &#224; Dakar, c'est ce que tous les jeunes ont en t&#234;te. Mais moi je me suis dit : on peut travailler et gagner sa vie ici, dans mon village.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Aujourd'hui combien de groupements compte-t-on &#224; l'UGPM ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;76 groupements pour 90 villages, donc &#224; peu pr&#232;s 5000, 5500 membres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vous &#234;tes combien de salari&#233;s ici ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On est tous de b&#233;n&#233;voles ici. On est aujourd'hui 16 ou 17 personnes qui viennent travailler &#224; l'UGPM quand ils le peuvent, c'est &#224; dire quand ils ne sont pas occup&#233;s par leur activit&#233; de paysan. Ils ne sont pas salari&#233;s et sont juste indemnis&#233;s en fonction des t&#226;ches.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De quelle &#233;poque date les premiers projets ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tu sais, la vie de l'UGPM est marqu&#233;e par des &#233;tapes. De 1985 &#224; 1991, c'est pour nous nous le temps d'apprentissage. Un temps pour se conna&#238;tre. M&#234;me si on &#233;tait dans la m&#234;me zone, on ne se connaissait pas avant de former l'UGPM. Il a fallu apprendre &#224; &#234;tre ensemble et surtout &#224; g&#233;rer le bien commun. C'&#233;tait une p&#233;riode o&#249; on a fait beaucoup de formations, que ce soit des formations techniques, de planification, de jeunes et d'anciens, des animations et des activit&#233;s au niveau communautaire ou au niveau individuel. En 1991 on a dit maintenant il faut qu'on s'ouvre au monde ext&#233;rieur. Il faut qu'on essaie de chercher des partenaires pour mettre en &#339;uvre nos activit&#233;s. Il y avait beaucoup d'interrogations de la part de membres qui disaient : maintenant on a beaucoup appris, qu'est-ce qu'on va faire avec les paysans que nous avons form&#233;s. Il a fallu qu'on avance. Et c'est l&#224; o&#249; est intervenu le premier partenariat avec Fr&#232;res des Hommes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>S&#233;n&#233;gal, remettre de l'huile (d'arachide) sur le feu</title>
		<link>https://www.fdh.org/Senegal-remettre-de-l-huile-d-arachide-sur-le-feu.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.fdh.org/Senegal-remettre-de-l-huile-d-arachide-sur-le-feu.html</guid>
		<dc:date>2016-02-03T14:38:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Transformation sociale</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;n&#233;gal</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 2015, le projet de Fr&#232;res des Hommes et de l'Union des Groupements Paysans de M&#233;ckh&#233; au S&#233;n&#233;gal prenait fin. Retour sur trois ann&#233;es qui ont remis l'huile d'arachide dans l'assiette des S&#233;n&#233;galais. L'heure de gloire de la culture de l'arachide &lt;br class='autobr' /&gt;
La culture de l'arachide, un des aliments de base des S&#233;n&#233;galais, avait &#233;t&#233; tr&#232;s soutenue durant l'&#233;poque coloniale. Apr&#232;s l'ind&#233;pendance, toute la fili&#232;re fut nationalis&#233;e, organis&#233;e et profita largement au pays. Dans les ann&#233;es 60 &#224; 70, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.fdh.org/-Agir-au-Senegal-avec-les-femmes-transformatrices-d-huile-d-arachide-.html" rel="directory"&gt;Agir au S&#233;n&#233;gal avec les femmes transformatrices d'huile d'arachide&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.fdh.org/+-Transformation-sociale-+.html" rel="tag"&gt;Transformation sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.fdh.org/+-Senegal-+.html" rel="tag"&gt;S&#233;n&#233;gal&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.fdh.org/local/cache-vignettes/L150xH45/arton144-24d31.jpg?1780975869' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='45' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 2015, le projet de Fr&#232;res des Hommes et de l'Union des Groupements Paysans de M&#233;ckh&#233; au S&#233;n&#233;gal prenait fin. Retour sur trois ann&#233;es qui ont remis l'huile d'arachide dans l'assiette des S&#233;n&#233;galais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'heure de gloire de la culture de l'arachide&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La culture de l'arachide, un des aliments de base des S&#233;n&#233;galais, avait &#233;t&#233; tr&#232;s soutenue durant l'&#233;poque coloniale. Apr&#232;s l'ind&#233;pendance, toute la fili&#232;re fut nationalis&#233;e, organis&#233;e et profita largement au pays. Dans les ann&#233;es 60 &#224; 70, l'agriculture se m&#233;canise et l'Etat s&#233;n&#233;galais lance des programmes agricoles nationaux avec comme effet pour effet l'augmentation des surfaces cultiv&#233;es et la diminution des temps de jach&#232;re (le moment o&#249; la terre se repose), l'objectif &#233;tant d'augmenter la production. Comme un coup de gr&#226;ce, les fortes s&#233;cheresses des ann&#233;es 70 provoquent des difficult&#233;s de production et incitent les paysans &#224; se tourner vers des cultures plus &#171; rapides &#187; que l'arachide, notamment le manioc. En quelques ann&#233;es, la zone de M&#233;ckh&#233; (prononcer &#171; M&#233;rh&#233; &#187;), dans laquelle intervient notre partenaire l'UGPM, devient le nouveau bassin de production du manioc, une culture appauvrissant fortement les terres, rel&#233;guant l'arachide au second rang dans beaucoup d'exploitations familiales agricoles. Les s&#233;cheresses forcent de nombreux producteurs &#224; quitter les villages pour s'installer dans les grands centres urbains ou m&#234;me &#224; l'&#233;tranger (Espagne, France, Italie et pays voisins du S&#233;n&#233;gal).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_390 spip_documents'&gt;&lt;img src='https://www.fdh.org/local/cache-vignettes/L500xH250/ugpm2-61255.jpg?1780975869' width='500' height='250' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Aller plus loin encore&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis sa cr&#233;ation en 1985, l'UGPM se distingue des programmes agricoles nationaux (centr&#233;s sur la productivit&#233;), en (r&#233;)introduisant l'agro&#233;cologie dans la vie des paysans. Ils encouragent notamment l'utilisation de v&#233;ritables semences paysannes. De 2011 &#224; 2013 tout un travail de formation en agro&#233;cologie des paysans, d'am&#233;nagement des terres a &#233;t&#233; men&#233; avec Fr&#232;res des Hommes permettant de r&#233;-atteindre un niveau satisfaisant de r&#233;colte. Il fallait aller plus loin encore, et aider les paysan-nes &#224; commercialiser leurs r&#233;coltes, c'&#233;tait le sens du projet men&#233; entre 2013 et 2015. Car la production des exploitations familiales est souvent vendue &#224; des interm&#233;diaires qui se chargent de leur transformation et/ou de leur commercialisation et en tirent les b&#233;n&#233;fices alors que potentiellement l'huile d'arachide peut se vendre dans les villes du S&#233;n&#233;gal mais est de plus en plus remplac&#233;e par de l'huile &#224; base de tournesol ou de soja import&#233;s. Pour saisir cette opportunit&#233;, il fallait former les paysans, notamment les femmes, principales actrices de cette transformation/commercialisation - &#224; produire une huile de qualit&#233; et &#224; savoir ensuite la vendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_389 spip_documents'&gt;&lt;img src='https://www.fdh.org/local/cache-vignettes/L500xH250/ugpm3-e5125.jpg?1780975869' width='500' height='250' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Former les transformatrices&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Certaines femmes de M&#233;ckh&#233; sont sp&#233;cialis&#233;es dans la production d'huile d'arachide et vont la vendre sur les march&#233;s des villages alentours. Mais le parcours de l'huile est tortueux : Elles ach&#232;tent aux producteurs de M&#233;ckh&#233; et de Touba l'arachide en graines, qu'elles d&#233;cortiquent &#224; la main ; elles se rendent ensuite &#224; M&#233;ckh&#233; pour moudre les graines dans des moulins priv&#233;s et ramener la farine chez elles. Une fois la farine cuite, elles la pressent manuellement et r&#233;cup&#232;rent l'huile. Gr&#226;ce &#224; ce processus manuel, les femmes de M&#233;ckh&#233; produisent 35L d'huile pour 100 Kg de graines. Une petite partie de l'huile est conserv&#233;e au sein de la famille pour sa propre consommation et la majeure partie est vendue localement. Mais la qualit&#233; de l'huile est assez faible et limite la vente de l'huile notamment dans les villes voisines. Cette situation s'explique notamment par le manque de connaissances des normes d'hygi&#232;ne et des limitations techniques li&#233;es &#224; l'&#233;quipement disponible. Il s'agissait donc de former ces transformatrices, de leur donner les techniques pour produire une huile aux normes mais aussi de leur enseigner les techniques de vente : gestion financi&#232;re, organisation, calcul des co&#251;ts&#8230;Mettre en avant l'agro&#233;cologie, privil&#233;gier les produits locaux contre les produits import&#233;s, d&#233;velopper les campagnes s&#233;n&#233;galaises, permettre aux paysans et leur familles de vivre de leur terre, telles &#233;taient les ambitions de ce projet, qui appellera d'autres actions.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;L'Union des Groupements Paysans de M&#233;ckh&#233; (UGPM) est situ&#233;e dans le centre nord du bassin arachidier (R&#233;gion de Thi&#232;s), il regroupe 2 050 exploitations familiales. Les producteurs de cette zone sont majoritairement des femmes que l'UGPM regroupe et dont elle renforce la production et l'identit&#233; paysanne. Au total, les paysans de M&#233;ckh&#233; cultivent environ 13 788 hectares de terre emblav&#233;e, dont 3 030 hectares d'arachide.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
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