Les cartes sont confectionnées à partir de feuilles de bananier séchées, qui sont grattées au rasoir jusqu’à obtenir une couche fine comme du papier. Ce sont les jeunes qui créent eux-mêmes les modèles avant de les reproduire au crayon sur les cartes. Les feuilles, dont les couleurs peuvent être très variées en fonction des bananiers, sont taillées puis collées sur le papier avec de la colle fabriquée traditionnellement à partir de farine de manioc. Cette année, les jeunes ont également fabriqué pour la première fois des marque-pages pour Frères des Hommes.
Les premières années de formation et de travail permettent aux jeunes d’économiser un pécule et de faire leurs premiers pas dans la vie adulte. Ils bénéficient ensuite d’une activité économique saisonnière d’appoint grâce à la fabrication des cartes. C’est là toute l’histoire de Théophile Bizimana qui a été accueilli au centre Intiganda en 1994 après avoir perdu sa mère. Il a été formé à la fabrication des cartes et a pu, grâce à cette activité économique, acheter une petite parcelle de terre et payer les frais de scolarité et de santé de ses enfants. Il est aujourd’hui l’un des 3 formateurs, tous anciens enfants des rues. Il raconte : « Ce travail a changé ma vie. Je n’aurais jamais cru en arriver là et avoir une famille. Ces cartes représentent bien plus que ce qu’elles ont l’air d’être. Elles ont été mon avenir. »
Ce reportage a été réalisé par Jihane Habachi, pendant son stage au Rwanda. Retrouvez son expérience sur son blog : http://blog.fdh.org/jihane
Avec Frères des Hommes, achetez solidaire !
Les cartes et marque-pages fabriqués par les jeunes du centre Intiganda sont en vente sur notre site internet
Soyez solidaires des enfants des rues, envoyez et offrez des cartes artisanales rwandaises !
| Cet article est paru en octobre 2009 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants.
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