A la ferme sont exposés différents procédés pour gérer l’eau de manière écologique. Par exemple : une jarre de 2 000 litres qui récupère l’eau de pluie des gouttières, des bassins de rétention d’eau de ruissellement qui alimentent un système d’irrigation, de l’eau canalisée qui passe dans des turbines pour produire de l’électricité. L’utilisation de l’énergie solaire est également valorisée. On y trouve ainsi les conseils de fabrication d’un filtre à eau : l’eau se condense sur le haut d’un récipient vitré et les gouttes d’eau pure qui s’y forment ruissellent dans un bidon. La ferme propose aussi des recettes de pesticides et d’engrais naturels à base de plantes, ou encore des conseils pour transformer les mauvaises herbes en combustible pour la cuisine ou le chauffage.
La ferme est un des nombreux projets développés par le centre d’études Icimod (International Centre for Integrated Mountain Development) qui réunit les connaissances et compétences de chercheurs, experts, paysans et représentants du gouvernement des 8 pays formant le Grand Himalaya : l’Inde, la Chine, le Bhoutan, le Népal, le Pakistan, l’Afghanistan, le Bengladesh et la Birmanie. La collaboration entre tous ces pays est primordiale pour la mise en place des programmes d’Icimod. Ce dont témoigne Bandana Shakya : « Grâce à un long travail de concertation nous avons pu créer un parc naturel transfrontalier entre l’Inde, le Bhoutan, le Népal et le Tibet. »
Ce sont également dans les 8 pays de l’Himalaya qu’a été lancé simultanément il y a 11 ans le projet « apiculture et activité de subsistance », autre exemple des actions mises en place par Icimod. Le centre fournit des ruches, forme les paysans à l’apiculture et leur apprend à aller chercher les abeilles en forêt. 6000 personnes ont déjà bénéficié du projet. Le responsable du programme Farooq Ahmad explique que les abeilles « permettent d’augmenter la productivité des champs bien plus que les intrants chimiques, mais il faut que les cultures soient biologiques pour que leur travail soit efficace car les produits chimiques tuent les abeilles ». La pollinisation des fleurs par les abeilles accroît par exemple le rendement d’un verger de 30% et procure de nouveaux revenus aux paysans grâce à la vente du miel.
Une ruche produit jusqu’à 70 kg de miel en 1 à 6 mois et améliore la productivité des champs grâce à la pollinisation des fleurs par les abeilles.
Ce reportage a été réalisé par les DynamoS’olidaire, en route vers l’Inde avec Frères des Hommes.
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La "vente" des kilomètres parcourus permet de financer un programme d’activités en Inde : Inde - 1500 paysans améliorent leurs cultures et restaurent la fertilité des sols
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| Cet article est paru en décembre 2009 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants.
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