Une très bonne nouvelle pour les familles rwandaises

Trois ans ! Voilà le temps pendant lequel nous allons pouvoir continuer de soutenir les populations démunies de la province du Sud au Rwanda. Objectif du projet : renforcer les capacités de production des familles paysannes les plus vulnérables pour leur permettre d’améliorer leur activité et de participer à la croissance économique du pays. Au final 72 000 personnes bénéficieront des effets de ce nouveau projet. Découvrez-le en détail !

Frères des Hommes vient d’obtenir de l’Agence française de développement le co-financement d’un nouveau projet. Avec nos 2 partenaires rwandais, DUHAMIC-ADRI et ADENYA, nous allons continuer de mener une politique de soutien et de développement de l’agriculture locale.

Le problème de la concentration de la population

Au Rwanda, la densité de population est l’une des plus élevées au monde. De plus, 80 % des habitants vivent dans les campagnes et travaillent dans le secteur agricole. Conséquence : chaque paysan ne dispose pas de terrain assez grand pour son activité. En majorité, ils pratiquent une agriculture de subsistance qui ne leur assure pas une alimentation suffisante et de qualité, encore moins un revenu stable.

La réaction du gouvernement

Pour assurer la sécurité alimentaire de sa population, le gouvernement rwandais a développé une politique agricole ambitieuse d’intensification et de diversification de la production. Elle se base sur le développement de filières spécifiques (maïs, blé, pomme de terre) et la modernisation des techniques agricoles. Elle est aussi fondée sur une régionalisation des cultures, c’est-à-dire qu’à une région correspondra un ou plusieurs types de cultures. Depuis 2000, cette politique est accompagnée et facilitée par la mise en œuvre d’un processus de décentralisation.

Promouvoir un modèle de développement agricole local

La décentralisation a permis de déployer des programmes agricoles au niveau local, mais ceux-ci sont encore peu adaptés aux familles disposant d’une petite surface agricole. Nous souhaitons donc développer des alternatives techniques abordables pour améliorer leurs conditions de vie. Ce que nous proposons : mettre en place des cultures et des élevages nécessitant peu d’espace et permettant une meilleure alimentation des ménages. Par exemple : l’élevage de poules et de lapin ou encore la culture de champignons.

Une alternative aux efforts du gouvernement

Une fois ces alternatives mises en place, nous interviendrons régulièrement auprès du gouvernement dans un rôle de plaidoyer pour faire adopter le principe de démocratie participative. Son fondement : intégrer les ménages “ isolés ” dans la prise de décision et l’élaboration des différents programmes agricoles.

Promouvoir une dynamique de gouvernance locale participative

A travers la formation des paysans et la sensibilisation du personnel des institutions locales, ce projet va permettre une participation plus active des paysans au développement de leur territoire. Comment ? Par leur apport productif, mais aussi par leur contribution à l’élaboration, la mise en œuvre et surtout l’évaluation des politiques et programmes de développement agricole.

Donner les moyens aux paysans rwandais de renforcer leur agriculture et d’améliorer leurs conditions de vie, voila notre mission.

Cet article est paru dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici.
Mise à jour: mardi 17 avril 2012

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