135 paysans ont donc été sensibilisés à une gestion de leurs terres limitant le morcellement. Des avocats ont également formés 435 personnes aux lois foncières et de succession et de protection de l’environnement. Par ailleurs, la région de Nyabimata est mitoyenne avec une forêt que les paysans avaient l’habitude d’utiliser pour améliorer leur production. Ils y ramassaient du bois, y faisaient paître les bêtes et y récupéraient des déjections animales qui augmentaient la fertilité de leurs terres. Mais depuis 2005, en raison de la fragilité des écosystèmes forestiers, le gouvernement rwandais en a restreint l’utilisation : il est dorénavant interdit d’y laisser paître les animaux d’élevage et d’y faire des cueillettes. Privés de cet espace, les paysans pourraient se voir contraints de réduire ou d’abandonner leur élevage, au détriment de la fertilité des parcelles mais aussi de l’équilibre alimentaire de leur famille et d’une source de revenus. Une formation de 5 jours a été proposée aux habitants afin de leur expliquer ces lois et réfléchir ensemble aux nouvelles pratiques à adopter pour maintenir leur élevage dans des enclos.
Pour préserver les forêts, les animaux doivent obligatoirement, en vertu de la loi, être plassés en stabulation.
| Cet article est paru en mars 2010 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici. |
Pour la mise en place du programme d’agriculture familiale au Sud-Rwanda, Frères des Hommes a obtenu le soutien financier de
la Région Pays de la Loire et de







