Plus de 600 personnes ont ainsi reçu sur 10 jours une formation aux techniques d’amélioration de la fertilité des sols : compostage, utilisation du fumier, techniques de culture et d’élevage, techniques d’aménagement des terrasses. L’ensemble des techniques transmises sont naturelles et respectent l’environnement, ce qui permet aux paysans d’être autonomes et de réduire leurs coûts par rapport à l’utilisation des engrais chimiques.
50 paysans qui souhaitaient développer la culture maraîchère ont été formés aux techniques potagères. Un technicien agronome a identifié avec les paysans les champs les plus adaptés aux cultures, puis a assuré le suivi du labour, du semis et du repiquage jusqu’à la récolte. Les paysans ont semé des choux blancs, des oignons rouges, des carottes et des courgettes. Ils ont ensuite été accompagnés afin d’obtenir la meilleure production de légumes possible. Grâce aux démultiplications des formations, assurées notamment par les comités d’aménagement des collines, 120 ménages disposent à présent d’un petit jardin potager familial. La diversification des productions a déjà permis l’augmentation de la consommation de légumes par les ménages. Le service de santé de Nyabimata affirme que la malnutrition chez les enfants a commencé à diminuer. Les revenus issus de la vente des surplus de production agricole ont également permis aux ménages d’investir dans leurs logements, de payer les frais de scolarité des enfants ou d’acheter du bétail.
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Aujourd’hui, ma production a été multipliée par 3 !
Mathias Sentama, 53 ans, est le président du Comité d’aménagement d’une colline. Pour lui, « être président lui permet de démultiplier les formations auprès des voisins et des membres de la famille ». Ce père de famille a construit 3 terrasses progressives sur sa parcelle de 0,3 hectare. Il a ainsi pu améliorer le niveau de vie de sa famille : « Avant les terrasses, ma production était insuffisante. Aujourd’hui, ma production a été multipliée par 3, je produis des pommes de terre, du maïs, des haricots, des choux et des carottes. J’ai pu agrandir ma maison et acheter une vache. »
Par ailleurs, 50 familles parmi les ménages les plus pauvres des collines ont reçu d’Adenya des poules, des lapins ou des chèvres afin de développer l’élevage. Il s’agit principalement de femmes qui élèvent seules leurs enfants parce que leur mari est parti, décédé ou incarcéré, et qui possèdent des parcelles de terre de moins d’un hectare. Ces femmes ont été formées par un technicien vétérinaire aux techniques d’élevage, à l’alimentation des animaux et aux principales maladies qui les touchent. Chaque famille donnera ensuite à une autre famille un animal issu de la reproduction, permettant ainsi de démultiplier les effets positifs générés par les dons d’animaux et de faire vivre le projet au-delà de la durée des activités.
| Cet article est paru en mars 2010 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici. |
Pour la mise en place du programme d’agriculture familiale au Sud-Rwanda, Frères des Hommes a obtenu le soutien financier de
la Région Pays de la Loire et de







