Qu’est-ce qui t’a amené à Frères des Hommes et à ces questions de solidarité
Internationale ?
En fait je cherchais un stage dans le cadre de mon master 2 de Gestion humanitaire à l’Université de Créteil.
Un premier stage de trois mois qui s’inscrivait dans cette formation un peu atypique. Et c’est par le biais d’une annonce de la fac qui présentait Frères des Hommes comme une organisation de promotion du commerce équitable vers lequel je souhaitais me tourner que je suis arrivé là.
J’ai bien sûr vite compris qu’il s’agissait d’un malentendu car Frères des Hommes ne fait pas du commerce équitable. Mais le poste m’intéressait car rédiger des articles pour Résonances c’était l’occasion d’accroître ma culture générale du milieu associatif et celui de la solidarité internationale en particulier.
Avant d’entamer cette formation, je faisais des études de commerce et je me suis vite rendu compte que ce n’était pas vraiment ma philosophie. Alors j’ai souhaité m’orienter vers des actions susceptibles d’aider les populations les plus défavorisées. Et désireux de continuer à pratiquer les langues, je me suis orienté vers la solidarité internationale car si en France il y a des gens à aider, il y a aussi pas mal d’organisations qui le font.
Que retiens-tu de ton passage chez ADEC-ATC, notre partenaire péruvien ?
Autant dire que mon passage chez ADEC-ATC a été très instructif. J’ai pu découvrir les populations locales, comme les petits producteurs de pommes de terre, de cochons d’inde, de produits laitiers, de vaches laitières, de miel aussi. Petits producteurs que j’ai eu l’occasion de rencontrer, d’interviewer et qui m’ont beaucoup appris sur leur quotidien, leurs difficultés et leurs aspirations.
Ce stage m’a mis en situation de responsabilité et recentré sur l’organisation de mon propre travail. En fait j’avais la charge de coordonner la réalisation d’un guide d’investissements pour les autorités locales : des fonctionnaires, des chargés de la promotion économique, des maires…
J’ai appris à gérer les aléas culturels comme la « hora peruana », c’est-à-dire la liberté que se donnaient les uns, les autres d’arriver en retard et même de ne pas venir du tout, après avoir confirmé leur venue. Je me souviens d’ailleurs de ces réunions où dès qu’apparaissaient le mate de coca, le café, le thé et les petits gâteaux, l’ambiance était certes beaucoup moins studieuse, mais devenait beaucoup plus décontractée. J’ai dû m’adapter à ces situations péruviennes.
En quoi cette expérience t’a-t-elle enrichie ? Et quels sont tes projets ?
Elle m’a permis de connaître un peu mieux le contexte du Pérou et celui de l’Amérique Latine, d’une façon générale. Permis aussi de cerner de plus près les besoins des populations locales et d’entrevoir quelques solutions à mettre en oeuvre.
J’en sais plus sur la culture locale et plus aussi sur la coordination de projet. Ayant coordonné un micro projet, j’ai quand même suivi les coordinateurs de l’axe « développement économique local » du projet et ça m’a beaucoup appris.
L’avenir me porte vers la recherche d’un emploi. J’aimerai bien trouver un poste d’assistant développeur projet, de chargé de suivi de projet ou d’assistant desk.
Et si jamais on me reprochait un manque d’expérience, j’aimerais bien partir six mois en Inde sur une coordination de projet.









