Après avoir rencontré le président du CMV et de l’Issaaf [1] (association pour la reconversion économique de la région de Jerada) lors du festival touareg d’Ain Chouater, elle découvre leurs activités. C’est aussi ça le développement : des rencontres inattendues et une mission à la clé !
En plus de la formation à la peinture qu’elle assure pour les enfants de l’orphelinat de Jerada (Est-marocain) et de 2 écoles, Mathilde découvre l’Issaaf , en pleine effervescence. L’association a déjà 10 ans et plus de 17 projets à son actif. Les domaines d’action sont variés (formation, insertion professionnelle ou santé). « Le point fort de l’association, c’est l’implication des bénéficiaires dans l’élaboration des projets », nous explique l’expatriée.
L’association se crée suite à un désastre économique (mines abandonnées), mais très vite, son action dépasse l’urgence. Les projets s’élargissent et les actions vont au-delà du soutien et de la défense des malades de la silicose contractée dans les mines. Rapidement, l’association a su comprendre les enjeux locaux pour s’inscrire dans une démarche de développement constructive à long terme. Début février, Mathilde participe aux côtés d’une vingtaine de personnes à un séminaire de formation et d’accompagnement. Elle nous confirme que « la mise en place de ces ateliers répond à un réel besoin. » L’objectif pour les participants est d’acquérir des méthodes pour créer une activité génératrice de revenus (AGR). Ces ateliers rencontrent beaucoup de succès car « au travers des 14 modules, les animateurs savent adapter leur discours aux différents publics, selon leur niveau. » Et puis, comme le raconte Mathilde, « le côté interactif plaît beaucoup aux bénéficiaires. » Ainsi plus de 40 institutions ont déjà été accompagnées en 2010. Un café par exemple a ouvert courant janvier !
La formation des jeunes n’est pas en reste avec une école réhabilitée pour 400 élèves. La plateforme de volontariat dont fait partie Mathilde a pour objectif la promotion de la participation des jeunes sur place à la vie publique et associative. « C’est formidable, cet échange que nous avons mis en place avec les enfants » nous confie-t-elle, « j’ai contribué à mon niveau, à leur redonner confiance en eux. »
| Cet article est paru en février 2011 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici. |




















