Chaque année, depuis l’acquisition des 9 hectares de vergers en 2000, les membres de la coopérative de Marmont ont récolté des mangues. Pourtant, avant leur participation au projet de Frères des Hommes et du MPP, cela ne leur rapportait pas grand-chose. Telor Lafleur, le responsable de la coopérative, explique : « Les voltigeurs [grossistes - ndlr] de Port-au-Prince venaient ici pour acheter nos mangues, mais nous ne pouvions pas négocier. Ils nous imposaient les prix donc on ne pouvait pas vraiment gagner d’argent. »
Grâce à la formation sur la commercialisation qu’ils ont suivie, les membres de la coopérative se sont professionnalisés. Ils ont acheté des filets pour emballer les mangues, 400 caisses pour les stocker et des étiquettes pour les identifier. La première année, ça n’a pas été facile. Les paysans ont dû s’adapter à ce nouveau fonctionnement. Malgré tout, le bénéfice de la coopérative a atteint 9 000 gourdes (160 €). En 2010, il est passé à 14 000 gourdes (248 €). Et pour 2011, Telor Lafleur est optimiste : « Grâce à nos activités de démarchage des usines de transformation de mangues à Port-au-Prince et à l’ouverture d’un comptoir de vente, notre recette va encore augmenter. »
Témoignages
Jasma Joachim – membre de la coopérative de Colladère, commune de Hinche
Je suis né en 1949 et à cette époque, les forêts étaient vraiment très belles. Aujourd’hui, nous en sommes en Haïti à moins de 2% de couverture végétale. C’est pourquoi je me sens très fier de participer à la reconstruction de l’environnement en Haïti en tant que « boss pépiniériste ». L’année passée, j’ai produit 9 000 plantules de mangues et de citrus !
| Cet article est paru au Printemps 2011 dans Témoignages et Dossiers, mensuel d’informations citoyennes réalisé par l’équipe de Frères des Hommes. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici. |














