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Le mot du Trésorier

Nous constatons un résultat positif pour la quatrième année consécutive. De plus, il a été acquis en apportant un soutien encore plus important à nos partenaires du Sud qui œuvrent auprès des populations les plus défavorisées. Ce résultat financier et l’accomplissement très satisfaisant de nos missions sociales sont dûs à l’engagement sans faille des diverses composantes de l’association. La fidélité et la générosité des donateurs sont toujours au rendez-vous ; les membres actifs continuent à s’investir largement ; les salariés font preuve d’engagement et d’efficacité ; nos partenaires du Sud restent le relais efficace et indispensable à nos actions. Que tous en soient remerciés.
Toutefois, ce résultat positif reste à consolider. Car des ressources exceptionnelles et des dépenses inférieures à ce qu’elles devraient être ont permis de l’atteindre. D’une part, le montant des legs est dû à un legs exceptionnel ; le niveau de cette ressource reste très aléatoire et celui atteint ces deux dernières années n’est certainement pas récurrent, pour les prochains exercices. D’autre part, les dépenses de communication et de collecte de fonds sont très inférieures à la « normale », car nous n’avons pas conduit d’actions de recherche de nouveaux donateurs ; ces actions sont indispensables pour maintenir notre niveau d’activité.
La préoccupation d’accroître nos sources financières stables doit être une priorité pour les prochaines années. Cette nécessité est accrue par les difficultés grandissantes pour obtenir des subventions publiques. En effet, les budgets de l’Union européenne et du ministère des Affaires étrangères sont en baisse, les conditions d’accès à ces financements sont plus difficiles et le financement direct des institutions du Sud est en train de se développer. Or, nos comptes sont très sensibles à ces financements publics puisque notre structure de ressources est pour moitié constituée des subventions. L’exigence de trouver de nouvelles ressources est d’autant plus grande que notre objectif est de maintenir le niveau du soutien à nos partenaires du Sud. Cette difficulté à obtenir des financements publics est déjà sensible, le volume de notre activité risque de s’en ressentir dès 2007 et de façon très marquée en 2008.
Pour terminer avec ces difficultés rencontrées avec les financements publics, il faut mentionner l’audit qui est en cours à la demande de l’Union européenne sur le projet Piler au Pakistan. Nous risquons d’avoir à rembourser une partie de la subvention reçue. En effet, il y a un écart important entre les normes de gestion de cette institution internationale et ce que les travailleurs du secteur informel que nous soutenons peuvent mettre en œuvre.
Tout ceci montre qu’il est absolument indispensable d’accroître nos ressources stables. L’augmentation du volume de dons collectés reste une priorité. Par ailleurs, les efforts de développement des activités engagées par l’association doivent systématiquement intégrer un volet financier. Chacun à son niveau doit avoir la préoccupation de trouver de nouvelles sources de revenus. Enfin, ces recherches de financements nouveaux ne doivent pas faire perdre de vue qu’il nous faut poursuivre les actions engagées en matière de rationalisation de notre fonctionnement pour contenir nos frais tout en développant nos activités.
En conclusion, l’engagement de chacun à son niveau est indispensable pour que Frères des Hommes puisse continuer à apporter sa contribution à la construction d’un monde plus juste et plus équitable, dans lequel les populations les plus pauvres pourront réellement maîtriser leur destin.
Bernard Lachal - Trésorier
BILAN
Le résultat positif de l’année a permis d’accroître nos fonds associatifs. Les réserves constituées nous permettent de préfinancer le déroulement de certains projets de soutien à nos partenaires : en effet, lorsque nous sommes en attente de subventions de bailleurs publics (Union européenne, ministère des Affaires étrangères) nous avons les moyens de faire l’avance des fonds nécessaires.


COMPTE EMPLOIS-RESSOURCES
Le compte Emplois-Ressources fait ressortir en 2006 un excédent de 22 345 €. Ce résultat positif nous permet d’améliorer la qualité de notre bilan, en particulier en poursuivant la reconstitution de nos fonds propres associatifs. L’équilibre global du compte Emplois-Ressources est très satisfaisant. Le niveau des emplois consacrés à nos missions sociales est tout à fait satisfaisant après la reprise constatée en 2004. Malgré l’augmentation de certaines dépenses, le ratio constatant la part consacrée à nos missions sociales dans le total de nos emplois reste satisfaisant. Les ressources diminuent par rapport à l’année 2005 qui avait été exceptionnelle ; les subventions sont en baisse, comme les produits de la générosité publique.
Emplois
On constate une augmentation sensible des fonds consacrés à nos missions sociales ; ils passent de 1 624 094 € à 1 943 928 €. Ceci traduit la poursuite du phénomène de rattrapage constaté l’année précédente, en raison principalement du retard des subventions attendues des pouvoirs publics. Les ressources restant à utiliser représentent les engagements que nous avons sur les projets en cours ; comme annoncé l’an dernier, elles sont en forte diminution du fait de l’achèvement de plusieurs projets importants. Trois postes de frais sont en diminution significative : les frais d’appel à la générosité du public, les frais de recherche des autres fonds privés et les frais d’information et de communication. Cette baisse s’explique par les actions de communication et de recherche de nouveaux donateurs que nous avions engagées en 2005 à l’occasion de notre 40e anniversaire. En 2006, nous avons fortement diminué nos actions de recherche de fonds privés mais nous devrons les reprendre en 2007 si nous voulons maintenir les ressources que nous consacrons aux plus défavorisés.
Ressources
Les produits de la générosité publique diminuent fortement par rapport à 2004 ; les dons sont en légère baisse ; les legs sont en très forte baisse, mais le niveau de 2005 était tout à fait exceptionnel, et les 193 611 € de cette année sont encore supérieurs à la « normale ». Le report de nos ressources non encore utilisées représente les ressources non utilisées des exercices antérieurs, elles ont diminué fortement en 2006 du fait du rattrapage sur de nombreux projets. Les subventions à 900 378 € sont à un niveau inférieur à 2006 où elles atteignaient 1 231 252 € ; elles se situent ainsi à un niveau inférieur à la « normale ».











