A 23 ans, Thibault a déjà des idées précises de ce qu’il veut dans la vie. Cinq ans d’études d’histoire lui ont permis de plonger profondément dans les sujets qu’il a choisis, notamment l’Afrique de l’Ouest. Il a complété cette formation d’un un master professionnel en « communication, humanitaire et solidarité » à Lyon. Aujourd’hui, il cherche son rôle dans le vaste domaine de solidarité internationale.
« Je suis allé au Burkina Faso pour la première fois en 2006, avec une association nantaise. Avant cela je n’étais jamais sorti de l’Europe. Ca a été une grosse claque pour moi de découvrir ce pays, depuis je réfléchis beaucoup sur comment on peut travailler ensemble pour faire des bonnes choses. »
Pour Thibault, c’est important que nous dans le Nord apprenions des populations du Sud pour créer des solutions ensemble. « Je refuse de faire partie de la vieille idée de l’humanitaire, on y va, on les aide et c’est tout. Il faut de la connaissance pour avoir de la légitimité, et ensuite on pourra trouver des solutions réciproques. Les gens avec qui j’ai discuté au Burkina m’ont enrichi. Par exemple, la façon dont on traite les personnes âgées ici en France par rapport à là-bas, c’est incomparable, c’est un respect admirable. Au fait, ça m’a vraiment fait changer la relation que j’ai avec mes grands-parents ! »
Qu’attend-il de son stage en Indonésie ? « Je n’ai jamais mis mes pieds en Asie, donc l’Indonésie, un pays tellement intéressant au niveau de biodiversité, de son emplacement géographique et de variété culturelle et religieuse, c’est une grande opportunité pour moi ! En outre, j’ai hâte de voir de près les activités de l’association qui m’accueillera, le KPA. Ils mènent une vraie lutte contre la grande puissance, plus précisément pour l’accès à la terre pour les petits paysans, ce qui me parle directement. Finalement ce sera une occasion de me déconnecter du monde que je connais pour me retrouver avec des gens qui partagent mes préoccupations. »
Aller sur le terrain joue également un rôle incontournable pour cet historien engagé. Pour lui personnellement autant que dans le domaine de solidarité. « Je pense que les gens qui restent trop longtemps au siège d’une ONG finissent par être trop éloignés de l’action même, ce qui au final fait qu’ils perdent la légitimité. Personnellement, avoir trois mois au siège et puis trois mois sur le terrain me permet de bien voir les fonctionnements de Frères des Hommes. De plus, le fait de me trouver seul avec des responsabilités me permettra de m’approprier l’action et le projet. Une occasion de travailler différemment qui vient tout à fait au bon moment. »
Bon voyage, Thibault !
Portrait réalisé par Maya Vedeld










