Inday Pizon, déterminée à améliorer la vie des paysans

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Inday est responsable locale de notre partenaire philippin PhilNet-RDI à Leyte dans le centre du pays.

Engagée ! C’est ce qui résume le mieux la personnalité d’Inday Pizon, responsable locale de notre partenaire philippin le Réseau philippin des instituts de développement (PhilNet-RDI) à Leyte dans le centre du pays. Dans cette région comme dans tout le pays, la majorité de la population dépend du secteur agricole pour vivre. Inday a toujours évolué en milieu rural, ses parents étaient agriculteurs. Malgré des difficultés économiques, son père s’est battu pour envoyer ses enfants à l’école.

Inday a même eu la chance d’aller à l’université où elle a étudié l’agriculture. Avant d’intégrer PhilNet-RDI en 1998, Inday s’engage pour 4 ans de volontariat au sein d’une association qui travaille dans le développement rural : « J’ai donc décidé de mettre mon savoir au profit de la cause des communautés rurales et de me dévouer autant que je pourrais pour améliorer le sort des paysans. » Cette expérience d’agriculture, bien que financièrement difficile, lui aura permis d’apprendre beaucoup sur elle et sur son métier.

Une vie au service des communautés rurales
Aujourd’hui épouse et mère de deux enfants, elle doit quotidiennement jongler entre son engagement militant et ses obligations familiales. « Contrairement aux idées reçues, être femme et avoir des responsabilités est assez courant dans la société philippine, surtout dans le milieu politique », affirme-t-elle fièrement. Grâce à un travail d’équipe en matière de réforme agraire, son combat au côté de PhilNet-RDI prend un véritable sens : « il n’y a pas de bonheur plus grand que celui de voir des vies améliorées grâce à nos efforts. » Celle que toute l’équipe surnomme « Madame laptop » (ordinateur portable en anglais : elle a toujours le visage dissimulé derrière son ordinateur !), travaille sans répit. Il est rare qu’elle soit au même endroit pendant une semaine entière, puisqu’elle tient à visiter régulièrement les différentes communautés et à participer aux réunions. « Je suis heureuse de voir le fruit de nos actions, des agriculteurs qui n’avaient autrefois pas de terre la possèdent aujourd’hui. » Son dynamisme à toute épreuve et son sérieux ne lui font pas oublier ses autres passions, auxquelles elle compte consacrer plus de temps à l’avenir : sa famille et le karaoké ! Travailleuse acharnée, Inday est aussi une bonne vivante qui n’oublie pas de se laisser des moments de détente.

Encourager les nouvelles générations à perpétuer les traditions
Il reste un engagement auquel elle tient particulièrement : transmettre son amour de la terre aux plus jeunes, dont elle déplore le désintérêt pour le travail rural : « Ils sont plus tournés vers les nouvelles technologies et songent tous à quitter leurs villages pour s’installer en ville. » Inday est très inquiète en ce qui concerne la future reprise des terres. Cette militante de chaque instant pense qu’il revient aux autorités locales, notamment à l’école, d’inculquer le goût du travail rural aux nouvelles générations. Elle a d’ailleurs commencé avec ses propres enfants, qui l’accompagnent dans certaines de ses activités.

Cet article est paru en décembre 2008 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants.
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Mise à jour: mardi 2 décembre 2008