Les OGM s’inscrivent en effet dans une logique qui vise à établir de manière irréversible l’accaparement des semences et plus globalement du patrimoine génétique des espèces animales et végétales au profit de quelques grands groupes privés. C’est toute l’humanité qui se trouve ainsi menacée de spoliation de la ressource naturelle vitale, commune à tous, que constitue la biodiversité.
Cette tentative d’appropriation privée d’un bien public est en soi inacceptable. Elle contredit tous les efforts engagés par de nombreux acteurs de la société civile de par le monde et relayés jusqu’au sein des instances internationales de l’ONU, pour fonder en droit le fait que les semences, au même titre que d’autres ressources naturelles vitales comme l’air et l’eau, sont autant de biens publics mondiaux relevant d’une gestion partagée et d’une responsabilité commune à tous les humains. A la menace démocratique globale que les OGM portent en germe s’ajoute, en France notamment, le déni de démocratie que représente l’absence d’un véritable débat public autour de cette question vitale.
En tant que mouvement de citoyens engagés pour un monde plus juste, qui sait d’expérience que la lutte contre la pauvreté et les développements démocratiques sont indissociables, Frères des Hommes se veut solidaire de toutes celles et tous ceux qui agissent, en France et ailleurs dans le monde, pour arracher l’instauration d’un tel débat public et qui cultivent les initiatives pour préserver la biodiversité et consolider son statut de bien commun à toute l’humanité.
Juillet 2006
OGM : la position de Frères des Hommes
La question posée par le développement des Organismes génétiquement modifiés (OGM) concerne le devenir démocratique de toutes les sociétés humaines du Nord comme du Sud.
Mise à jour: samedi 22 juillet 2006










