Nicole se renseigne et se retrouve complètement dans la philosophie de Frères des Hommes. « Ce qui m’a plu, c’est cette envie d’aider les populations du Sud autrement. Ici, nous ne sommes pas dans une logique d’assistanat. L’association travaille avec des partenaires au Sud afin de former les habitants, les aider dans diverses démarches comme l’accès à la terre par exemple. Ces initiatives permettent à ceux qui rencontrent des difficultés de s’en sortir par leurs propres moyens et d’être ainsi les acteurs de leur vie. »
Séduite à l’idée de participer à ce mouvement de solidarité, elle prend contact avec Frères des Hommes et tout s’enchaîne alors très rapidement : « J’ai eu un rendez-vous avec Raúl, le responsable de la communication, qui m’a demandé ce que j’avais fait auparavant et ce que je souhaiterais faire au sein de l’association. Comme j’avais été documentaliste, il m’a proposé de m’occuper de l’archivage des photos. Jusqu’ici j’avais surtout travaillé sur des documents manuscrits mais ma passion pour l’art m’a permis de m’intéresser aussi à l’iconographie. Le mercredi suivant, je commençais ma mission ! »
Nicole nous explique que sa tâche consiste à classer les centaines de clichés pris par les salariés, volontaires, stagiaires et partenaires sur le terrain : « C’est un véritable travail de fourmi ! Il faut les classer mais aussi les indexer, c’est-à-dire trouver des mots-clefs qui faciliteront par la suite les recherches, car des archives photos non référencées ne sont pas ou très difficilement exploitables. Parfois j’ai des surprises, je trouve des photos du Mozambique dans un dossier Amérique latine, dit-elle en riant. Mais j’aime ce que je fais, cela me permet de faire fonctionner mes neurones. Je ne me verrais absolument pas rester chez moi toute la journée à regarder la télé ! »
Quand on évoque les autres bénévoles et salariés de l’association, un large sourire illumine son visage : « Je me sens très à l’aise dans cette équipe. Les gens sont adorables et passionnés par ce qu’ils font. C’est très important pour moi d’être entourée de jeunes et de moins jeunes, unis par le même désir de faire bouger les choses. » Elle se trouve épanouie et aimerait en faire encore davantage : « Aujourd’hui je consacre une journée entière par semaine à Frères des Hommes, mais à la rentrée prochaine, j’aimerais venir une demi-journée en plus. Je veux vraiment m’investir au maximum, même si je n’ai plus 20 ans ! »
Son seul regret est de n’avoir pas embrassé une carrière de volontaire étant plus jeune : « J’aurais beaucoup aimé être sur le terrain et participer aux différents projets des associations locales. A mon époque, il n’existait pas de master Gestion des ONG et de l’humanitaire, sinon je n’aurais pas hésité ! » Ravie de son expérience au sein de Frères des Hommes, elle encourage vivement tous ceux qui le souhaitent à se lancer dans le bénévolat. « On se sent utile, même à sa petite échelle. C’est un peu cliché de dire ça, mais c’est indéniable, on reçoit beaucoup plus que ce que l’on donne. L’essentiel est de trouver une association qui corresponde à nos idées, nos valeurs. » Visiblement pour Nicole, c’est mission accomplie !
Portrait réalisé par Aurore Guilbaud
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| Cet article est paru en avril 2010 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici. |










