
PORTRAIT
Nicolas entame sa 23ème année la tête pleine de projets... le prochain ? Cuba ! Dans le cadre de son stage effectué à Frères des Hommes, Nicolas Dallet s’envole le 4 août prochain pour La Havane où l’attend le CIERIC, partenaire de Frères des Hommes qui travaille autour du projet de la réhabilitation du Parc Métropolitain de la capitale. Nicolas a grandi en Bretagne, dans le Golfe du Morbihan, et n’hésite pas à souligner la beauté de sa région natale.
Refusant de se conformer au modèle social et scolaire classique, et malgré ses projets initiaux, il abandonne l’idée de s’inscrire dans une école vétérinaire. Comme un pied de nez à la compétition ambiante, il choisit de suivre un BTS de gestion et protection de la nature à Auray. Un choix qu’il ne regrettera à aucun moment. Pour son stage, il a l’occasion de s’envoler pour le Mexique où il participe à un projet sur la protection des tortues marines et du littoral. Cette première expérience de terrain, qu’il qualifie de voyage initiatique, lui donne le virus du voyage et le goût de la vadrouille. Une ouverture à l’international qui permet de réajuster sa vision du monde, basée sur les questions environnementales, en y incluant une part importante de social et d’humain. Très heureux et reconnaissant de l’éducation qu’il a reçu de ses parents (quelques ingrédients de la recette : pas de TV et beaucoup de voyages), il a été baigné depuis tout petit dans le domaine culturel et associatif, engagement qu’il a toujours souhaité cultiver. Ainsi, il s’investit au sein de diverses associations, de Max Havelaar au CCFD en passant par des petites assos locales.
En Septembre 2005 il s’inscrit en licence professionnelle à Bordeaux afin de recevoir un enseignement sur rien de moins que l’ « accompagnement et la coordination de projets de solidarité internationale et de développement durable » ! Il enchaîne sur un stage autour d’un projet d’écotourisme communautaire au Panama. Très critique sur le projet, Nicolas en ressort cependant grandi dans sa réflexion. Car il comprend vite que le voyage, c’est ça aussi : sans cesse remettre en cause ses idées et sa pensée… La légitimité des ONG du Nord dans les pays dits du Sud, la place des populations dans les projets menés par ou pour eux, autant de questions complexes que Nicolas se pose sans tabous. Mais de ce second voyage, une chose n’aura pas été ébranlée : son attachement pour l’Amérique Latine. C’est pour se rapprocher du projet que FdH soutient à Cuba que Nicolas postule pour un stage. Le projet le captive de par son approche globale du développement. L’environnement, le social, l’économique, la culture. Tout est pris en compte. Après deux mois au siège passé à travailler sur la rédaction de Résonances, destination La Havane.
Cuba, Nicolas n’y est encore jamais allé. Mais un sac à l’effigie du Che sur le dos, il est intarissable sur le sujet. Sans pour autant énoncer une seule certitude. Car c’est justement pour se faire sa propre idée du pays qu’il souhaite y vivre quelques mois. Vivre dans la chaleur humaine perceptible d’ici, comprendre ce que liberté peut vouloir dire là-bas, se confronter à une autre culture, confronter deux façons de travailler. Un large programme qui enthousiasme Nicolas. Et si les connections internet fonctionnent bien, nous pourrons même le suivre sur sa route !
Brochure sur les Bois du Parc
Mes collègues techniciennes forestières enchantées de la proposition de ¨diseño¨ du déplia nt du Parc (diseño = design ? mise en page ? je ne sais pas comment on traduit ca exactement), viennent de me demander si je ne pouvais pas leur faire aussi une petite brochure, qu´elles souhaitent faire pour présenter les différents espaces boisés du Parc Métropolitain. Ce travail me plait bien et ca me fait d´autant plus plaisir d´appuyer des personnes qui ont vraiment envie de travailler et d´avancer…
On se penche donc dessus.
Rencontre Ojo de Agua
Aujourd´hui je retourne à Ojo de Agua pour une petite interview des habitants. (Ces témoignages s´étaient perdus). De ce qui ont bénéficié d´une maison neuve grâce au volet urbanisation du projet Frères des Hommes en partenariat avec le GDIC (Groupe de Développement Intégral de la Capitale). Ojo de Agua se situe en el Husillo, au centre du Parc. Plutôt marginal, cette communauté prend peu à peu une autre couleur…
Francois Mitterrand
¨Nicolas, Nicolas¨ s´exclame mon collègue scotché devant la télévision du hall d´accueil, ¨Francois Mitterrand est en visite à Cuba¨. Comme vous l´aurez compris il s´agissait de Danièle M., comme représentante de sa fondation éponyme. Elle a entre autres donné une conférence sur l´eau avant-hier à l´ICAP.
Cuba Coopération
Il y a ¨Cuba Coopération¨ qui est en visite à Cuba et le groupe est parti en Province, visiter les projets de Cienfuegos / réhabilitation de quartiers (Et je crois que Danièle Mitterrand également, sur la même thématique de l´eau). Je ne les ai pas rencontré donc ne peux pas vous en dire plus.
Projet artistique communautaire
Mardi soir il y avait une activité très intéressante au café ¨Fresa y Chocolate¨, calle 23 [artère centrale du Vedado], organisée entre autres par Paola (italienne dynamique de l´ONG CISP qui travaille en appui du GPMH depuis 5 ans). Ils ont impulsé un projet artistique communautaire appelé ¨Todo Almendares¨. Il regroupe 46 artistes (plastiques) des quartiers de Ceiba, Pogolotti et La Guinera, unis dans le cadre du programme ¨quartiers soutenables du bassin hydrographique Almendares-Vento¨.
Les ¨ateliers de transformation¨ impulsés par les différentes maisons de quartiers ont permis de donner l´opportunité aux artistes locaux de se rencontrer tout en valorisant leur travail, et faire émerger cet échange.
Hier c´était le vernissage d´une exposition avec ces oeuvres. Le public pourra apprécier durant les deux semaines à venir de chouettes peintures et sculptures (dommage je ne peux pas vous envoyer de photos).
Le groupe de théâtre d´impro greffé au projet a fait une petite prestation devant un public nombreux, qui n´a pas tardé à se ruer sur les quelques toasts et verres de vin du pot de l´amitié. On aurait dit l´ultime skecth d´impro sur l´animalité. Les serveurs n´avaient pas le temps de sortir des cuisines que déjà leur plateau se voyaient grouiller d´autant de mains rapaces... Vous savez, comme les enfants qui attrapent une poignée entière et qui se l´engouffrent sans tarder… igualito ! (bon, c´est vrai, j´en faisais aussi partie ;) C´est là oú on se rend compte du déphasage interculturel, justement. Ici, il n´y a bien que nous autres ONG occidentales pour se permettre d´offrir du bon vin et des toasts á la fin d´une activité... Culture européenne qui cependant n´est pas désagréable sur ce point, soyons sincère.









