Cuba si, Cuba no
Qu’est-ce qui t’a amené à Frères des Hommes et à ces questions de solidarité internationale ?
Grâce à ma licence, j’ai pu appréhender les différentes problématiques du développement et choisir pour mon stage, l’ONG qui correspondait mieux à mes convictions et à mes projets.
J’avais vaguement entendu parler de Frères des Hommes, une ONG modeste mais qui à mon sens appuie des projets pertinents...
A cette époque, je m’intéressais au projet du Grand Parc Métropolitain de la Havane à Cuba, que j’avais découvert sur Internet. Sans compter que j’avais de grandes attentes politiques vis-à-vis de ce pays socialiste « révolutionnaire ». C’est ainsi que je suis parti pour Cuba, où j’ai rencontré tout et son contraire ! En effet, le décalage culturel et social est vraiment énorme à Cuba ! C’est un pays où il n’est d’ailleurs pas facile de s’intégrer socialement.
Que retiens-tu de ton passage chez notre partenaire ?
La collaboration entre le CIERIC et Frères des Hommes sur le projet du Grand Parc Métropolitain de la Havane (GPMH) a été fructueuse malgré quelques difficultés d’ordre organisationnelles, politiques et matérielles . Le projet, qui s’est déroulé de 2002 à 2006,comprend quatre volets principaux :
un volet institutionnel,
un volet environnemental ( le reboisement par le bambou),
un volet culturel (organisation de manifestations culturelles entre quartiers)
et enfin un volet habitat et urbanisme (construction de 5 maisons sur les 23 annoncées).
Le CIERIC fait du bon travail en appuyant diverses communautés à travers le pays. Mais la pensée unique et un certain formatage ne laisse pas forcément une liberté d’action très large.
En quoi cette expérience t’a-t-elle enrichi ?
J’ai pu participer à des activités intéressantes au sein du GPMH avec Carmen du CIERIC, qui est responsable du programme d’initiatives soutenables (PIS). J’ai pu, par exemple, me rendre dans la « Communauté 23 » au centre du pays, où elle fait de l’appui à la gestion de projet. Un petit groupe d’habitants tente de résoudre certaines de ses difficultés, de l’accès à l’eau potable à la sauvegarde des traditions locales. A travers le CIERIC, Carmen leur fournit également un appui logistique et notamment de la formation à la gestion de projet afin qu’ils deviennent acteurs de leur propre développement.
Je ne pensais vraiment pas apprendre autant d’un point de vue humain. En fait, j’ai surtout été amené à repenser les questions d’humanisme, d’appui aux projets de développement communautaire et de coopération. Cette expérience à Cuba a été un déclic et m’a permis de redéfinir mes priorités, tant professionnelles que personnelles.









