RD Congo - Mwana, Thérèse et Yvonne témoignent : elles ont reçu des formations, des microcrédits, un soutien

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Mwana qui a bénéficié d’un microcrédit pour développer un commerce de ciment, témoigne : « Je vends du ciment que je stocke dans un conteneur installé sur la parcelle de ma belle-mère. J’ai débuté par d’autres activités commerciales : vente de beignets ; de broderies et de brassières, puis j’ai tout abandonné pour me consacrer entièrement au commerce du ciment. Grâce à l’Apef, j’ai obtenu un crédit pour pouvoir renforcer mon capital et ajouter 30 sacs de ciment à mon stock de 50 sacs. J’ai beaucoup de fournisseurs à Bukavu mais je m’approvisionne aussi directement en Ouganda. Cette activité me rapporte 125 euros par semaine et me permet de nourrir ma famille et de scolariser mes enfants. J’ai reçu une formation de l’Apef pour la gestion du crédit et de l’approvisionnement. Je me fais toujours payer, je donne des factures à mes clients et à mon tour, j’exige des factures de mes fournisseurs. Je vais vendre 1000 sacs de ciment à une association pour la construction d’un hôpital. »

Thérèse est membre de l’association Abygaëlle à Bukavu : « Nous avons bénéficié de l’appui d’Annie, une animatrice de l’APef, pour la création de notre association en 2005. Depuis 2006, nous participons à des formations organisées par l’Apef. Grâce à celle sur le droit des femmes, nous avons pris connaissance de nos droits et des différentes voies pour y accéder. Par exemple, le viol sur les enfants était étouffé ou réglé à l’amiable mais maintenant, nous dénonçons la violation des droits des enfants par les voies juridiques. Les mariages sont maintenant régularisés en mariages civils et les femmes ont droit à leur part dans les héritages. Ces formations nous permettent aussi d’être autonomes et de ne plus dépendre de nos conjoints ou de notre entourage. »

Yvonne a bénéficié d’une formation afin d’améliorer sa petite entreprise, créée grâce à un microcrédit : « Grâce à la formation en gestion de crédit, je me suis familiarisée avec les nouveaux outils de gestion et j’ai compris qu’il est important d’épargner pour avoir une bonne retraite. Maintenant, je gère mieux mon commerce de fripes. Je tiens deux livres de comptes qui me permettent de suivre l’écoulement des produits que je vends. J’ai beaucoup apprécié le fait que l’Apef assure un suivi et un appui de mes activités. Depuis que j’ai mon commerce, ma vie a connu de grands changements : j’ai acheté une maison, ouvert un compte dans une coopérative d’épargne et de crédit. Tous les membres de ma famille sont impliqués dans mon commerce et m’aident dans les tâches ménagères. »

Cet article est paru en avril 2009 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants.
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Pour ce programme de renforcement des activités économiques des femmes mené avec l’Apef, Frères des Hommes a obtenu le soutien financier de l’Union européenne et du Ministère français des Affaires étrangères.

Mise à jour: mercredi 22 avril 2009

A voir aussi

Le journal Témoignages et Dossiers consacré à ce programme d’activités, téléchargez le PDF

Le blog d’Albane, actuellement volontaire de Frères des Hommes auprès de l’Apef. A lire aussi : son portrait

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