Mongolie - Les steppes redécouvrent l’échalote !

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Amgalan Bayar, jeune Mongol de 31 ans, vit en France depuis 6 ans avec sa femme Audrey. En plus de l’entreprise d’écotourisme qu’il gère, il a monté un projet de culture d’échalotes biologiques avec des populations rurales de Mongolie. En juillet dernier, au cours de leur passage en Mongolie, l’équipe des DynamoS’olidaire a rencontré ce couple plein d’imagination.

A travers Ayan Mongolie, l’association qu’il a créée, Amgalan promeut le maraîchage auprès des familles pauvres des steppes mongoles, comme source de revenu supplémentaire. Les cultures se situent à Bornuur, à 100 km de la capitale, dans une région qui a longtemps été le grenier de la Mongolie. Mais l’activité agricole s’est effondrée après le départ des Russes, dans les années 1990 : passer d’une agriculture sous contrôle du parti (fonctionnement en kolkhozes et en coopératives agricoles publiques) à une activité complètement libéralisée s’est révélé souvent impossible pour la population, et l’exode vers les villes a explosé. Avec ce projet d’échalotes, Amgalan veut changer la situation : les cinq familles qui participent au projet ne seront plus tentées de fuir la campagne, puisqu’elles obtiendront un revenu en vendant leurs récoltes sur les marchés d’Oulan Bator.

Le choix de l’échalote correspond à des besoins locaux importants : cet aliment est présent dans un grand nombre de plats mongols et tout le monde l’achète en petits sachets pour agrémenter les plats, notamment le butz, plat typique composé de délicieux raviolis fourrés à la viande. L’échalote se vend relativement chère, 3,50 € le kg : c’est donc une culture particulièrement rentable pour les familles. Enfin, la Mongolie est un pays de vents violents et l’hiver est particulièrement froid (-35 °C, moyenne du mois de janvier). Ca tombe bien : l’échalote est adaptée pour résister à des conditions climatiques difficiles !

Aujourd’hui à Bornuur, cinq familles cultivent ces échalotes biologiques avec le soutien de l’association Ayan Mongolie. La sœur de Amgalan, Amarsanaa, agronome en Mongolie ainsi que la mère d’Audrey en France apportent aussi leur soutien au projet en facilitant sa promotion et la communication entre les deux pays. En attendant de publier un livre de recette sur les plats mongols aux échalotes, l’association Ayan Mongolie surveille la pousse des bulbes en restant en contact avec les familles mongoles qui les cultivent.

<span lang='FR'>Amgalan et Audrey, rencontrés en Inde par les DynamoS'olidaire.</span> Amgalan et Audrey, rencontrés en Inde par les DynamoS’olidaire.

Ce reportage a été réalisé par les DynamoS’olidaire, en route vers l’Inde avec Frères des Hommes.
Pour en savoir plus sur leur démarche, cliquez ici.
La "vente" des kilomètres parcourus permet de financer un programme d’activités en Inde : Inde - 1500 paysans améliorent leurs cultures et restaurent la fertilité des sols
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Cet article est paru en septembre 2009 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants.
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Mise à jour: lundi 28 septembre 2009

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