Mondialisons nos solidarités - Les défenseurs de l’agriculture paysanne du Sud et du Nord se rencontrent à Verdelot

Le 8 mai dernier a été « l’occasion de regarder ce que font les voisins du Sud ! On est tous confrontés à la même problématique ! » C’est ainsi que Patrick Thomas, de l’association d’éducation écologique Secondes Nature, résume la journée. Ce samedi-là, les partenaires de la campagne Mondialisons nos solidarités, qui réunit paysans et militants du Nord et du Sud, se sont retrouvés à Verdelot (77). Sous un soleil printanier et dans l’atmosphère conviviale de la ferme du Pré de l’Epinoche de Jean Pacheco, ils ont échangé sur la question de l’agriculture paysanne et de la consommation responsable.

« Soutenir l’agriculture paysanne, c’est… » Cette phrase ouverte a été la base des échanges entre la cinquantaine de participants, essentiellement des membres d’Amap. Les réponses ont alimenté les discussions : « c’est aider les paysans à avoir accès à la terre », ou encore : «  c’est travailler au regroupement des paysans au Nord et au Sud ». « Aujourd’hui, le monde rural attire beaucoup moins les jeunes », constate Dorianne Herrera, directrice de Secondes Nature. Ce qui amène à remettre en question les modes de consommation : « Il est temps d’exploiter ce qu’il y a à côté de chez nous, au lieu de vouloir consommer à l’infini », pense quant à lui Patrice Fonteneau, bénévole sur la journée.

Ndiakhate Fall, membre de l’Union des groupements paysans de Méckhé (UGPM), partenaire sénégalais de Frères des Hommes, était en France pour l’occasion. Il constate : « au Sénégal, les produits consommés sont des produits exportés, distribués par des gens mus par le seul intérêt financier ». Patrick Thomas lui fait écho : « Ici, les gens ne mangent pas de produits locaux. C’est une absurdité. » Pour cet architecte, cette journée est un premier pas vers une prise de conscience collective.

Isabelle Gupta, membre de l’Amap le Trognon de la Nation (Paris XIIe), envisage quant à elle de présenter aux Amapiens les sujets abordés dans la journée. « Il faut dépasser la simple adhésion, prendre conscience des dynamiques de fond, pour arriver à une vision globale des problèmes de l’agriculture paysanne dans le monde », affirme-t-elle. Finalement, le dernier mot revient à Ndiakhate, pour qui la réussite de la journée livre cet enseignement : « Il faut s’engager pour que l’agriculture paysanne ne disparaisse pas. » C’est ce qu’il a fait dès le lendemain, lors d’un rassemblement similaire à Cravent (78), dans la ferme d’Agnès Carlier et de Richard Capitaine.

Pour en savoir plus sur la campagne, rendez-vous sur le site Mondialisons nos Solidarités et pour tout savoir sur les AMAP, rendez-vous sur le site du réseau des AMAP Ile de France et sur le site national des AMAP

Cet article est paru en mai 2010 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici.

Visionnez le diaporama des journées :

Mise à jour: vendredi 11 juin 2010

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