Parmi les 17 manifestations organisées dans tout le Brésil, outre 6 exploitations agricoles, 2 administrations ont également été occupées : le ministère de la Voirie à São Paulo, dans le sud-est et le ministère de l’Agriculture à Salvador, dans le nord-est. L’objectif : dénoncer les persécutions quotidiennes que vivent les paysans brésiliens.
Une fois de plus, les membres du MST ont réaffirmé leurs positions quant à la réforme agraire. Le « jour national de lutte pour la réforme agraire », appelé ainsi au Brésil, a été pour eux le moyen d’exprimer leurs revendications auprès des pouvoirs publics, autour de 4 points :
plan d’urgence pour les 100 000 familles vivant dans les campements ;
clarification de la position du gouvernement sur les communautés agricoles [1] et les terres en friches ;
appel à un soutien financier afin d’améliorer les conditions de vie des communautés agricoles ;
éducation dans les campements : lutte contre l’analphabétisme, formation des enseignants et construction d’écoles dans les milieux ruraux.
Pour les membres du MST, ces revendications étaient particulièrement chargées de sens. En effet, 15 ans après le massacre d’Eldorado dos Carajas (événement qui a mené à la création de la journée mondiale des luttes paysannes), les responsables de l’assassinat des 19 paysans restent toujours impunis et aucune compensation financière n’a été versée aux familles.
Pour voir le témoignage de Tito Mora, membre du MST, sur le massacre d’Eldorado dos Carajas, cliquez ici.
| Cet article est paru dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici. |





