Une répartition des terres qui aggrave la pauvreté
Dans les campagnes,
les paysans n’ont plus de terres pour vivre
En Indonésie, la pauvreté touche beaucoup
les populations rurales, majoritaires, qui dépendent
de l’agriculture pour vivre. Mais par
choix politique, les terres et les importantes
richesses qu’elles renferment sont utilisées
principalement par des grandes entreprises.
Exploitation des forêts et des mines, détournement
des terres agricoles pour la production
d’agrocarburants, les cultures vivrières sont
sacrifiées au profit de produits destinés à
l’exportation qui ne font vivre qu’une minorité
aisée. Les familles rurales, privées de terre par
la force, ne peuvent plus se nourrir et nombreuses
sont celles qui migrent alors vers les
villes, où règnent violence et pauvreté.
L’espoir de l’ouverture démocratique
Depuis la fin de la dictature militaire de Suharto
en 1998, un espace démocratique s’ouvre petit
à petit dans le pays et les populations délaissées
bénéficient d’une plus grande possibilité de
mobilisation. Les associations ancrées dans
les réalités de vie quotidienne des habitants
jouent un rôle primordial pour faire entendre
la voix et faire respecter les droits des populations
les plus pauvres. C’est dans ce contexte
que les paysans se réunissent pour réclamer
le droit à la terre afin de vivre dignement de
leur travail. Il est temps que les populations
indonésiennes puissent bénéficier elles-aussi
des richesses naturelles du pays !






