Durant toute leur vie, ces citoyens aujourd’hui retraités ont construit les routes, les ponts, les centres commerciaux du pays ; ils ont roulé des beedis (petites cigarettes), nettoyé les rues, pris soin de maisons et de jardins. Ils ont aujourd’hui 70 ans au moins, et certains d’entre eux sont encore obligés de travailler pour subvenir à leurs besoins. Organisés en associations, les « citoyens âgés » (senior citizens) des bidonvilles de Bangalore et de Bijapur se sont organisés au sein de la fédération Aikyata, qui réunit 70 associations et 4 000 membres. Fedina, partenaire de Frères des Hommes, les accompagne.
La mobilisation des retraités, aussi bien dans la rue qu’à travers les négociations avec les pouvoirs publics, a déjà permis quelques avancées : une augmentation de l’allocation de retraite de 50 roupies (même pas 1 €) à 400 roupies (à peine 6 €), des réductions dans les bus de Bangalore, la reconnaissance du droit à un repas par jour. Le 1er octobre, ils ont rappelé que cela ne leur suffit pas pour vivre. Leurs revendications ont porté sur l’augmentation de l’allocation de retraite à 1500 roupies (soit 22 euros environ), une couverture sociale pour faire face aux frais de santé et des titres de propriété pour leur maison.
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Inde - Droits des populations marginalisées
| Cet article est paru en novembre 2009 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants.
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