Les ouvrières face à l’usine de BRFL à Bangalore en décembre 2010
Les ouvriers ont ainsi tenu 3 semaines de grève jusqu’à ce qu’un compromis soit trouvé. Les promesses formulées le 23 décembre par les dirigeants garantissaient notamment le maintien de l’ancienneté des employés et le paiement d’une partie des 3 semaines de grèves.
Cette victoire ne fut que de courte durée, car les pressions des dirigeants du secteur ont convaincu ceux de la BRFL de ne pas laisser les ouvriers en grève faire école. En effet, le procédé de « démission-réintégration » est devenu monnaie courante dans l’industrie indienne. C’est ainsi qu’après 2 semaines d’attente, le 6 janvier 2011, les dirigeants ont infirmé les accords précédents au profit d’une odieuse proposition, parue le lendemain. Celle-ci passe outre la loi qui prévoit en cas de licenciement 15 jours d’indemnités par année de service, ainsi que 3 mois de salaires à titre de préavis.
Depuis, quelques ouvriers ont désespérément accepté de reprendre le travail, en faisant leurs excuses et en promettant que cela ne se reproduirait plus ! Malgré la désillusion et le retour de certains au travail, la mobilisation reste active. Les syndicats ont demandé que le cas soit référé à la Cour. Près de 200 ouvriers sont devenus membres du syndicat KGWU. C’est pour eux l’occasion de poursuivre cette lutte mais aussi de s’engager plus généralement contre les mauvaises conditions de travail. Bombay Rayon Fashions Limited continue, pour sa part, à communiquer sur les bienfaits de leur politique sociale !
De leur côté, Fedina et Frères des Hommes continuent d’accompagner les ouvriers, notamment dans le long parcours juridique qui s’ouvre aujourd’hui.
Pour en savoir plus sur les activités mises en place par Frères des Hommes et Fedina.
| Cet article est paru en janvier 2011 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici. |















