L’Inde et le Brésil ont en effet choisi de rentrer dans la compétition économique et de se faire une place sur les marchés mondiaux. Désormais, les autorités publiques de ces 2 géants favorisent l’installation des multinationales au détriment de millions de paysans pauvres pour qui la terre est pourtant le seul moyen de subsistance.
Fait aggravant, parce que ces 2 nations sont devenues des concurrents de nos propres économies, les aides publiques de solidarité internationale sont réduites de façon drastique. Pour les organisations paysannes partenaires de Frères des Hommes, trouver des financements devient chaque fois plus difficile.
Aussi, à l’occasion de rencontres organisées par Frères des Hommes en France, l’association Trust Rural Development (Inde) et le Mouvement des sans-terre (Brésil) nous ont sollicités. Grâce à notre soutien, ils vont donc pouvoir mettre en place 2 projets pour soutenir l’agriculture paysanne en développant chacun une « Ferme-école » en agroécologie.
Paroles de nos partenaires indien et brésilien recueillies lors de la formation Hémisphères sur le thème de l’agriculture paysanne. [1]
« Dans nos pays, la propriété foncière est très inégalement répartie et les fortes disparités créent des tensions sociales qui prennent souvent une forme violente. Violente par les conflits générés, mais aussi par la dureté du quotidien des petits paysans. A trop vouloir transformer l’agriculture en une vaste entreprise d’agriculture industrielle, le Brésil et l’Inde ont conduit les familles paysannes vers le surendettement et la pauvreté.Les paysans qui sont devenus ouvriers agricoles après avoir été chassés de leur terre touchent des salaires de misère et travaillent dans des conditions déplorables. Quant à ceux qui ont pu sauver leur terre et qui possèdent encore quelques parcelles, ils pratiquent une agriculture de subsistance. Mais beaucoup sont endettés pour être tombés dans le cercle vicieux de l’agriculture productiviste. Chaque année, ils doivent racheter de nouvelles semences, souvent stériles, ainsi que les agents chimiques qui vont avec (engrais, pesticides, herbicides). »
| Cet article est paru en septembre 2011 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici. |







