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Tout d’abord, 100 paysans reçoivent des formations sur la gestion des ressources naturelles : utilisation du compost et de la fumure, d’arbres et de plantes fixatrices de l’azote, de pesticides naturels, gestion de l’eau. 25 personnes participent également à une formation plus approfondie pendant 23 semaines sur leurs propres terres et s’approprient les techniques de façon plus pratique.
100 autres personnes sont formées en gestion des ressources sociales : sensibilisation à l’épargne dans le cadre d’une réflexion sur l’accès au crédit bancaire ; information sur la manière de mener une veille sur les programmes gouvernementaux pour que les paysans puissent bénéficier d’aides ; réflexion sur la question de la transformation et de la commercialisation des produits des agriculteurs locaux ; place des femmes dans la prise de décision.
Un fond de crédit rotatif appuie les activités que les paysans développent en leur proposant des prêts. Les remboursements des premiers participants bénéficient ensuite à d’autres paysans.
Une ferme de démonstration est mise en place sur deux hectares : les paysans peuvent ainsi mieux appréhender les différents espaces de culture (cultures vivrières de base, jardin potager, verger) et d’élevage. Les paysans pourront ainsi redécouvrir les techniques agricoles traditionnelles et améliorer leur production, pour pouvoir vivre du travail de la terre. La complémentarité entre les différentes cultures et l’élevage permet en outre de restaurer la productivité des sols.
Finalement, grâce à la banque de semences, les paysans accèdent à des semences de qualité sans avoir à recourir à des semences industrielles chères et génétiquement modifiées (OGM). Ils mettront ainsi en place une agriculture durable respectueuse de l’environnement. Une banque de grains facilite également le stockage des récoltes.
| Cet article est paru en avril 2009 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants.
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