La FAO s’est fixée comme objectif majeur de réduire la faim et la pauvreté. Aujourd’hui dans le monde « 800 millions de personnes souffrent de la faim », affirme Mehdi Drissi. D’ici 2015, la FAO veut diviser ce chiffre par 2 pour développer la sécurité alimentaire.
Le manque de nourriture est très fréquent dans les pays du Sud confrontés à des conflits internes, à des mauvaises gouvernances, à des sécheresses... entre autres. Ces situations de grande instabilité rendent les populations de plus en plus pauvres. Mais il est affirmatif : « On peut éradiquer la faim ! » Permettre aux paysans de vivre de leurs terres, c’est un moyen de lutter contre l’exode rural et l’immigration. Pour Mehdi Drissi, « il ne s’agit pas d’intervenir au moment des crises, mais il faut les prévenir pour les éviter. »
En 2010, 925 millions de personnes sont sous-alimentées. 2 programmes, SOFI [1] et SOFA [2], ont été mis en place par la FAO pour lutter contre la faim et ses conséquences notamment la sous-alimentation et la malnutrition. La FAO favorise un modèle d’agriculture raisonnée et de plus en plus biologique. « Il faut investir dans l’agriculture ! » insiste M. Drissi. Pour cela, il faut donner des moyens aux paysans : fournitures d’engrais, moyens de stockage des aliments, matériels, infrastructures, etc.
La FAO entend intervenir au niveau des grandes instances internationales. Elle dénonce, par exemple, les écarts de subventions agricoles plus élevées au Nord (pays industrialisés) qu’au Sud. « Pour protéger les paysans, il faudrait modifier les règles du commerce international. » La FAO lutte contre les distorsions de marché et réclame la transparence. Selon l’institution, il faudrait 80 milliards d’euros par an pour éradiquer la faim. Ce chiffre en apparence colossal ne représente rien face aux seules dépenses officielles des gouvernements pour l’armement. Rappelons enfin que le droit à l’alimentation est le premier droit de l’homme. « Nous avons le devoir de garantir à chaque paysan le droit à des conditions de vie dignes leur permettant de rester dans leurs villages. »
Frères des Hommes est un acteur engagé dans cette agriculture paysanne défendue par la FAO. Nos différentes actions au Sud sont mises en valeur à travers la campagne Mondialisons nos solidarités.
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| Cet article est paru en mars 2011 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici. |






