Ce programme de 3 ans aura permis à des familles paysannes de vivre en milieu rural et de se nourrir grâce à leur propre production. Dans ce cadre, près de 3 000 paysans ont été formés aux techniques de productions maraîchères, fruitières et apicoles. Ils se sont également vus attribuer outils, semences, plantules et matériel divers pour travailler de manière autonome.
Après 3 ans de formation, les résultats se sont très vite concrétisés. « Avant, on devait aller jusqu’au marché de Saint-Raphael pour acheter les légumes et aujourd’hui, on peut les récolter directement dans notre jardin » nous confie Saintilma Marcelus, bénéficiaire. L’installation du « bo kit » [1] a permis aux paysans de diversifier leur production. « Avant je cultivais de la canne à sucre, du manioc ou de la banane que je vendais au marché pour pouvoir acheter des légumes. Grâce au bo kit, je cultive des choux, des tomates et des poireaux dans ma parcelle », nous dit Rodrigue Saint Silmé. Aujourd’hui, les paysans sont assurés de la provenance et de la qualité des aliments qu’ils consomment.
L’état vétuste des routes rend parfois difficile l’accès aux villages, surtout pendant la saison des pluies. Pour soutenir l’ensemble des familles, Frères des Hommes et le MPP ont créé un système de démultiplication. Ainsi, un petit nombre de paysans est sélectionné pour être formé au centre « Lakay » du MPP à Papaye. Ces paysans acquièrent des compétences techniques et théoriques et obtiennent le titre de « boss ». Une fois dans leur village, ils vont former à leur tour des familles qui, elles, deviendront « les petits boss ». Ce type de formation met en avant la solidarité entre les paysans pour renforcer l’agriculture vivrière. Ce projet démarré en 2008 prendra fin en mai 2011.
Mais depuis l’été dernier, un nouveau programme a été initié. En effet, suite au séisme du 12 Janvier 2010, nombreuses sont les personnes qui ont déserté la capitale haïtienne dévastée. Le MPP a accueilli bon nombre de ces familles réfugiées. Le nouveau projet se donne comme objectif de poursuivre le travail de développement rural de la région du Haut Plateau Central, tout en intégrant les familles réfugiées.
Pour mieux connaître le projet suite au séisme cliquez ici
|Cet article est paru en février 2011 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici.|
















