Saadia a suivi la formation Hemispheres d’avril sur l’agriculture paysanne. Cet atelier Porteur de Paroles est l’aboutissement de la mobilisation qu’elle a organisée avec les jeunes volontaires internationaux d’un chantier organisé par l’association Concordia. A Morlaas, petit village près de Pau, Saadia a proposé aux 14 volontaires, originaires de 9 pays d’Europe et d’Afrique, de s’impliquer dans un débat sur les interdépendances entre le Nord et le Sud. Le documentaire The Story of Stuff (La vie des trucs), de Annie Leonard, qui détaille le cycle de vie des produits de consommation, a permis de lier la question de la consommation à celle de la production, notamment dans les pays du Sud. Ce sont eux qui ont ensuite organisé, avec Saadia, l’atelier Porteur de Paroles dans les rues de Pau.
Le samedi 22 août, en plein festival, les jeunes volontaires ont invité les gens à s’exprimer sur leur consommation. Les réponses ont été affichées publiquement. Marilyne, 21 ans : « La notion d’une société sans gaspillage est au stade de l’espoir défendue par quelques idéalistes. J’espère qu’un jour ce sera la réalité. » Pour Ibou, 17 ans : « Oui, je pense que nous pouvons consommer moins et je ne pense pas que ce serait un si gros sacrifice pour y arriver. L’idée d’être assez efficace au point de ne produire que le minimum est attrayante. » David, 33 ans, complète : « C’est difficile de consommer moins après des générations de gaspillage, mais c’est un sacrifice qui doit être fait pour le bien des générations futures. »
Pour Saadia, cet événement a eu un double effet positif : « Il a permis une réflexion et une prise de conscience chez les volontaires. Nous avons également inclus la population locale dans ce débat, au jour le jour, par exemple quand nous allions faire les courses. Nous avons aussi organisé une journée porte ouverte, et 60 personnes se sont déplacées. 60 habitants du village et des élus sont venus échanger avec les volontaires. »
| Cet article est paru en novembre 2009 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants.
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Pour la mise en place du projet Hemispheres, Frères des Hommes a reçu le soutien financier de l’Union européenne.








