Car pour les nombreuses personnes qui ont à peine les moyens de nourrir leur famille, assurer les frais de scolarité des enfants est souvent impossible. Et quand un enfant a la chance d’entrer à l’école, il peut suffire d’une mauvaise récolte, d’un proche malade ou de la perte d’emploi d’un de ses parents pour qu’il soit contraint d’abandonner sa scolarité. Dans le meilleur des cas, il reste intégré à sa famille et l’aide à subvenir à ses besoins. Dans le pire des cas, il se retrouve livré à lui-même, confronté à sa propre survie. D’autres, plus chanceux, intègrent un atelier et apprennent un métier « sur le tas », mais la professionnalisation faisant souvent défaut, la plupart n’arrivent pas à s’assurer des revenus décents.
Le sort des enfants est essentiel. Si personne ne leur vient en aide, le cercle vicieux se poursuit irrémédiablement : d’enfants pauvres ils deviennent à leur tour des parents pauvres, incapables d’offrir à leurs enfants un avenir meilleur. Cette fatalité, nous la combattons ! Grâce à l’apprentissage et à la formation, les populations les plus démunies, jeunes comme adultes, peuvent transformer cette réalité en cercle vertueux.
Un exemple ! En 2012, Frères des Hommes et son partenaire rwandais Adenya entreprennent un nouveau plan d’action sur les collines du district de Nyaruguru. Afin de renforcer et de diversifier leur production agricole, 75 familles vont recevoir du petit bétail (chèvres, poules et lapins). Pour tirer le plus grand bénéfice de ces animaux, ces familles seront formées en amont aux techniques d’agri-élevage et aux thérapies vétérinaires préventives. Elles auront alors toutes les cartes en main pour lutter efficacement contre la malnutrition et l’extrême pauvreté qui touche ce district. Car former, c’est avant tout investir et miser sur le futur.
La formation professionnelle des individus est une étape essentielle pour lutter contre la pauvreté. En contribuant à l’augmentation des revenus, elle offre aux familles des conditions de vie meilleures et par voie de conséquence, elle accompagne le changement des mentalités : les populations comprennent tout l’enjeu de se former. La formation permet alors d’assurer la continuité du travail de Frères des Hommes et de ses partenaires, en incitant hommes et femmes à investir à leur tour dans l’éducation de leurs enfants.
Zoom sur les principales activités de formation aux personnes en 2012
En Haïti, avec le Mouvement paysan Papaye : soutien du secteur agricole
| Objectifs | Augmenter les revenus des familles par la connaissance de nouvelles techniques agricoles. |
| Actions | Formation de 90 Haïtiens aux techniques de production agroécologiques et agrosylvicoles. |
Aux côtés d’Adenya dans la province Sud du Rwanda : promotion d’une agriculture durable
| Objectifs | Renforcer et diversifier la production des paysans. |
| Actions | 300 ménages sont formés à l’agri-élevage, à la gestion des petits élevages et aux thérapies vétérinaires préventives. |
En Inde avec Trust for Rural Development : adaptation des terres à l’agriculture biologique
| Objectifs | Accompagner les paysans pour rendre leurs terres fertiles sans impact négatif sur leurs revenus et sur l’environnement. |
| Actions | Formations techniques de 90 paysans : rotation des cultures, engrais vert, compostage, préparation d’intrants, productivité des sols, contrôle des maladies et des parasites. |
Cet article fait partie du Grand Angle de Résonances de février 2012.
Vous pouvez retrouver les autres articles de ce Grand Angle :
La formation au renforcement des collectifs
La formation à la citoyenneté active
| Cet article est paru dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici. |








