L’action collective permet d’obtenir des résultats plus importants, mais elle requiert une structuration qui doit être construite et renforcée en permanence. Savoir travailler ensemble implique notamment de comprendre l’intérêt d’une telle démarche. Cela nécessite également des compétences dans divers domaines tels que la gestion administrative, la comptabilité, la maîtrise des contraintes juridiques, ainsi que des capacités de représentation publique ou privée.
C’est à ce niveau qu’intervient Frères des Hommes avec ses partenaires : par la formation de collectifs, nous permettons la structuration de groupements de producteurs, de coopératives d’artisans, de syndicats de travailleurs... Cette consolidation contribue à rendre autonomes les organisations et par voie de conséquence, les populations. Une autonomie vitale car elle permet de garantir la pérennité des actions initiées.
Rappelez-vous, en 2008 Frères des Hommes et son partenaire, le CIOEC (Comité d’intégration des organisations économiques paysannes), initiaient un programme de formation avec les paysans boliviens. Ce cycle d’apprentissage a occasionné une amélioration de production permettant à plus de 1600 familles de la région de Cochabamba de retrouver leur indépendance grâce à la culture de leur terre. Fort de ce premier succès, Frères des Hommes a participé depuis 2009 à la création de Kampesino, une plateforme collective permettant à ces paysans de développer la vente locale de leurs productions. En se regroupant, ils peuvent commercialiser plus facilement et plus efficacement leurs produits. Kampesino permet en effet de réunir des producteurs souvent éloignés les uns des autres, de mutualiser les expériences de chacun et d’acquérir un plus grand poids économique sur le marché national.
Aujourd’hui Frères des Hommes appuie l’ensemble des 15 coopératives de paysans membres du CIOEC de Cochabamba. En 2012, nous contribuerons notamment à l’organisation d’ateliers de formation sur les techniques de transformation des produits et sur les méthodes et outils pour le contrôle qualité.
Soutenir la création et assurer le bon fonctionnement de coopératives, c’est ouvrir de nouvelles perspectives aux producteurs. Pour cette année 2012, Frères des Hommes continuera donc à renforcer des organisations locales telles que le MST (Mouvement des paysans sans terre) au Brésil ou l’Union des groupements paysans de Méckhé au Sénégal. Car oui, l’union fait bel et bien la force.
Coup d’œil sur quelques-unes de nos actions de formation au renforcement des collectifs en 2012
Au Sénégal avec l’UGPM : appui aux groupements de femmes pour la transformation et la commercialisation
| Objectifs | Développer des circuits de commercialisation pour la mise en marché collective des produits transformés issus du mil et de l’arachide. |
| Actions | Formation sur les techniques de vente, le marketing, la relation avec la clientèle, la fixation des prix et la gestion de budget. |
Aux côtés du CIOEC en Bolivie : consolidation de la stratégie commerciale des organisations économiques paysannes
| Objectifs | Améliorer les compétences en production et commercialisation des 15 organisations paysannes membres du CIOEC. |
| Actions | Ateliers sur les bonnes pratiques pour la transformation des produits et sur les méthodes et outils pour le contrôle qualité. |
Au Brésil, avec l’Ecole nationale Florestan Fernandes : appui à l’autonomisation du centre de formation du Mouvement des sans terre
| Objectifs | Limiter les frais de fonctionnement de l’école et ainsi diminuer les coûts d’accès à la formation pour les collectifs paysans. |
| Actions | Pérenniser le fonctionnement de la ferme expérimentale nécessaire à l’autosuffisance alimentaire de l’école. |
Cet article fait partie du Grand Angle de Résonances de février 2012.
Vous pouvez retrouver les autres articles de ce Grand Angle :
La formation professionnelle des individus
La formation à la citoyenneté active
| Cet article est paru en février 2012 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici. |








