« Croyez-vous en une meilleure répartition des richesses ? » La question est posée, et la rue se prend au jeu. Les langues se délient, et voilà ces paroles attrapées au vol et figées sur un mur d’exposition urbaine. Certaines des prises de position recueillies sont fortes, comme cette pensée écrite par une septuagénaire : « Le seul moyen de changer les choses, c’est de reprendre les Bastilles. » Plus tard dans la journée, une ancienne sans-abri dresse un constat marquant : « L’argent aigrit le cœur, plus vous en avez, plus vous en voulez. » D’autres, à l’image de cet étudiant, veulent partager leurs questionnements : « La répartition des richesses : beaucoup y croient, peu la veulent, qui agit ? »
A 16 heures, le gong sonne, et les curieux se dirigent vers le chapiteau ouvert : c’est l’heure du débat, temps fort de cette journée. Dans cette étrange agora, un échange bien particulier prend vie. Tour à tour, les affirmations suivantes sont lancées : « La solidarité internationale, c’est aider les pays du Sud ! », et « Face à la mondialisation actuelle, les citoyens sont impuissants ! » Ceux qui y adhérent se placent à droite, leurs contradicteurs à gauche, et les indécis au milieu. Le débat monte rapidement en intensité, et les questions fusent. A l’issue de ces échanges passionnés, le constat est encourageant : les questions citoyennes ont réinvesti l’espace public, les rencontres ont été riches et nombreuses… Une première manifestation pour Pierre, pleine de soleil et de raisons d’y croire.
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| Cet article est paru en avril 2010 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici. |
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