Originaires de différents pays européens, les participants ont d’abord découvert que les migrations renvoyaient à des histoires nationales différentes et ont partagé les expériences de chacun. Justin explique ainsi : « En Lituanie, la migration est une question importante. J’ai moi-même été migrant et je voulais en apprendre plus sur ce sujet, également du point de vue des autres. » Pour Luca, d’Italie : « Je trouve que l’immigration est une problématique qui a des conséquences importantes dans le monde contemporain. Malheureusement, notre nationalité décide des opportunités qu’on a, ce qui est à mon avis un phénomène qu’on doit combattre. »
Duarte Barreto de l’association indienne Fedina et Ndiakhate Fall de l’Union des groupements de paysans de la région de Méckhé au Sénégal (UGPM) sont venus former les jeunes. En outre, des associations travaillant dans le domaine des questions migratoires, comme le Forum des organisations de solidarité internationale issues des migrations (FORIM), sont intervenues. Les jeunes sont allés visiter la Cité nationale de l’Histoire de l’Immigration. Autant d’ouvertures qui ont enrichi la réflexion, comme l’explique Bastien Fillon, assistant formateur du programme : « Les intervenants ont été des vrais inspirateurs et fournisseurs d’espoir. Grâce aux exemples concrets, les formateurs ont également mis en valeur la notion humaine dans la question des migrations. »
Pour ces jeunes participants, cette formation-action est un pas de plus dans leur compréhension du monde. Pour Armando, mexicain d’Espagne : « La rencontre avec toutes ces personnes m’a fait découvrir qu’on voyage tous dans le même train, même si on vient de faire connaissance. » Stéphanie, de France, ajoute qu’elle pense maintenant « beaucoup mieux comprendre les processus qui créent le lien entre les hémisphères Sud et Nord, et la façon dont on peut les influencer ».
En rentrant chez eux, les jeunes auront l’occasion de transmettre leur expérience sous forme d’un événement de sensibilisation, qu’ils organiseront dans leurs localités. Une action locale suite à une formation européenne donc, comme le souligne Jean : « Dans cette formation, on nous a vraiment donné une grille de lecture du problème migratoire, qui permet d’avoir ce point de vue global à partir duquel on pourra agir localement ! »
Retrouvez ci-dessous les images d’un événement public de sensibilisation auxquels les jeunes se sont essayés pendant la formation.
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| Cet article est paru en avril 2010 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici. |
Pour la mise en place du projet Hemispheres, Frères des Hommes a reçu le soutien financier de l’Union européenne.















