Les passants, d’abord interloqués s’approchent puis rentrent rapidement dans le jeu : ils livrent leurs points de vue et pensées, prennent connaissance de ceux des autres et en débattent, prolongent les échanges autour d’un thé, d’un café ou d’un vin chaud. Les réponses douces, amères, parfois dures sont reprises textuellement et affichées sur de grands panneaux, dans la rue, alimentant les débats et les échanges. Ainsi, pour Jeanne, « c’est complètement différent… [les hommes et les femmes] ne sont pas fait pour vivre ensemble. » Pour Jacqueline, « […] il faut casser ces rôles, ces cases... laisser la possibilité à chacun de se construire de tous ses possibles. » Jean-Louis déclare avec Aragon que « la femme est l’avenir de l’homme. »
Alexandra Polleau, qui a participé à l’atelier, raconte : « Nous avons constaté ici encore l’énorme besoin que la plupart des anonymes ont de s’exprimer et combien chacun s’appuie sur son expérience pour se forger des savoirs et des certitudes. La connaissance vient d’ici aussi, nos modes de vie en sont les résultats et déterminent nos quotidiens et nos façons de concevoir et vivre le monde, voilà pourquoi nous nous y arrêtons. »
L’ensemble des témoignages ont ensuite été affichés pendant 10 jours à la MJC Palente à Besançon. Cette expérience permettra ensuite d’envisager plus précisément le fond et la forme à donner à l’Université populaire que veulent organiser en 2010 à Besançon, les militants et sympathisants de Frères des Hommes.
| Cet article est paru en avril 2009 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants.
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