Ericka Zyla, 26 ans, part « vivre la solidarité » en Inde

Elle sera volontaire auprès de Fedina, partenaire de Frères des Hommes. Nous l’avons rencontrée juste avant son départ.

Ericka, tu pars bientôt en volontariat pour trois ans en Inde chez Fedina. Que vas-tu faire ?
Je pars le 9 février 2009 pour travailler avec Fedina dans le cadre d’un projet qui vient tout juste de débuter, sur la promotion des droits fondamentaux et droit du travail auprès des populations défavorisées, les dalits, les femmes, les travailleurs ruraux, les populations tribales. Mon rôle sera d’assister Fedina dans le suivi administratif et budgétaire du projet en lui-même, de faire le lien entre Fedina et Frères des Hommes au niveau communication (blog, envoi d’articles pour Résonances) et enfin d’assister Fedina dans sa communication interne.

Comment as-tu connu Frères des Hommes ?
J’ai connu Frères des Hommes car j’avais rencontré plusieurs fois des militants sur leur stand au festival du Bout du Monde à Crozon (29). Je suis rentrée à Frères des Hommes en octobre 2007 en contrat d’apprentissage, dans le cadre de ma licence professionnelle de Management et organisation de l’économie sociale. Pendant un an j’ai ainsi géré les expositions que Frères des Hommes loue pour l’organisation d’événements publics, j’ai moi-même organisé des événements (participation de Frères des Hommes à la semaine de la solidarité internationale, à la fête de l’Huma, …) et j’ai fait le lien entre les équipes de bénévoles. Ca m’a permis de bien connaître les bénévoles, les militants, les partenaires… et surtout de comprendre les valeurs portées par Frères des Hommes et d’y adhérer !

Comment t’est venu ce désir d’engagement dans la solidarité internationale ?
Quand j’étais petite, ma mère était vacataire à la Croix-Rouge. Je l’accompagnais souvent. J’ai donc toujours été imprégnée par cet engagement associatif. Après le bac, je voulais être journaliste reporter d’images. Mais je me suis tout de suite rendu compte que pour rentrer dans des écoles de journalisme, il fallait être une « tronche ». Du coup j’ai commencé un BTS qui ne me plaisait pas, puis un autre… En fait j’ai suivi beaucoup de routes différentes sans m’engager particulièrement dans l’associatif. Finalement, je me suis engagée à la Croix-Rouge pendant mon troisième BTS. Je tenais des permanences de secours l’été, deux à trois maraudes auprès des sans-abri par semaine, des formations d’assistance aux premiers secours. Après, je suis partie en Angleterre où j’ai travaillé pendant 6 mois en tant que serveuse. C’était super, et j’ai pris le temps de réfléchir à mon avenir. Je me suis alors sentie très attirée par la solidarité internationale.
Au retour, j’ai alors voulu rentrer à Bioforce mais il fallait avoir le permis, et je l’ai raté 4 fois de suite ! Je me suis alors tournée vers le commerce équitable où j’ai travaillé pendant 6 mois avant de démissionner pour aller habiter avec un beau jeune homme à Auxerre. Ca n’a pas marché et je suis retournée à Paris avec la ferme intention de prendre ma vie en main. On était alors en avril 2007. C’est là que j’ai voulu reprendre mes études, que j’ai démarré ma licence professionnelle et que j’ai rencontré Frères des Hommes !

Au final, tu es contente de l’aboutissement de ton parcours un peu atypique ?
Je suis très contente de la tournure qu’ont prise les choses. Je me retrouve à 26 ans, prête à partir pour une mission qui regroupe des compétences de gestion, que j’ai acquises en BTS et des compétences de communication, que j’ai apprises en licence. Aujourd’hui, je nage dans le bonheur, prête à vivre une expérience humaine, rencontrer de nouvelles personnes et vivre la solidarité !

Et le retour, tu y penses ?
J’ai un projet de vie à long terme : j’ai sept hectares de terres familiales en Bourgogne. Je voudrais m’associer à des producteurs locaux pour créer une ferme solidaire et pédagogique. En fait c’est un projet que je voudrais mener en famille avec mon frère et ma sœur. Pour l’instant, je me nourris d’expérience, je garde mon idée dans la tête et muris mon projet. Au sein de Frères des Hommes par exemple, je rencontre plein de gens intéressés, notamment dans l’agriculture paysanne. Dans tous les cas, dans 10 ans, c’est sûr je me lance !

Pour en savoir plus sur les activités mises en place par Fedina et Frères des Hommes en Inde, cliquez ici

Cet article est paru en février 2009 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants.
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Mise à jour: mercredi 6 juillet 2011

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