A 24 ans, Alexandre Navel rejoint l’équipe de Duhamic-Adri, association de promotion et de développement de la filière bois, pour récolter et organiser de l’information sur le fonctionnement des unités de transformation de la coopérative Imbonya à Gishamvu, dans la province Sud du Rwanda. « Il s’agit de récolter des informations sur le projet en cours. » Celles-ci viendront appuyer le démarrage de 2 nouvelles unités, à Ndago et Nyabimata. Issu d’une école de commerce, Alexandre a opté pour la spécialité Economie sociale et solidaire pour aborder « aspect qui lui manquait et qui l’intéressait beaucoup ». Il voit en ce départ « une grande chance et une expérience de vie importante pour (son) futur professionnel ». Approcher la filière bois, c’est aussi l’occasion pour lui d’aborder une thématique qui lui est chère et qu’il défend : « Le développement économique n’est pas forcément dissociable du respect et de la protection de l’environnement ! » Assurément, ces 3 mois promettent d’être riche en enseignements.
A quelques milliers de kilomètres, Cynthia, 22 ans, sera elle à Méckhé au Sénégal. Un pays qu’elle connaît bien puisque, bien que née en République démocratique du Congo, elle a passé une grande partie de sa vie à Dakar. Elle accompagnera les groupements villageois de l’Union des groupements paysans de Méckhé (UGPM) qui travaillent à la transformation et la commercialisation de leur production agricole, du mil et de l’arachide notamment. « Un nouveau projet d’activités de transformation et commercialisation agricoles est en cours de préparation. Ma mission consistera à collecter de l’information sur les activités de l’UGPM et sur les pratiques de commercialisation des exploitants. » Arrivée en France il y a 4 ans pour suivre des études en marketing et management, elle s’est lancée dans la solidarité internationale après un retour, pour les vacances, au Sénégal. « J’ai constaté qu’il y avait beaucoup d’inégalités sociales et je souhaitais m’engager pour contribuer ou développement de mon pays. Le fait d’avoir passé 4 ans en France m’a permis de prendre du recul. Quand je vivais là-bas, je n’en étais tout simplement pas consciente. » Un master action humanitaire internationale plus tard, son stage au service communication de Frères des Hommes lui a permis de développer son « esprit d’action et son côté militant ». Il est temps maintenant de les mettre en pratique sur le terrain. Cela tombe bien, elle comptait retourner au Sénégal cet été, mais pour les vacances.
Pour suivre leur quotidien, retrouvez le blog d’Alexandre et celui de Cynthia
| Cet article est paru en avril 2011 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici. |










