Dakar a accueilli le Monde !

La société civile sénégalaise a organisé du 6 au 11 février la 11e édition du Forum social mondial (FSM). Rencontre de grande envergure, tremplin de connaissances et d’expériences, le FSM a permis à des milliers d’acteurs et parmi eux, des partenaires de Frères des Hommes, de se mobiliser fortement. Malgré les contraintes organisationnelles, le bilan reste positif pour tous les participants plein d’espoir.

Un grand défi logistique pour les Sénégalais, l’accueil du FSM ! ONG, associations, mouvements citoyens, réseaux et autres organisations de la société civile se sont retrouvés pour ce grand événement. Des peuples de différents horizons, de différentes cultures se sont rassemblés pour un seul combat : faire reculer la pauvreté.

Les participants ont formulé des solutions alternatives pour lutter contre le néo-libéralisme et ses conséquences. C’est aussi dans cette mouvance que des partenaires de Frères des Hommes se sont mobilisés : l’Union des groupements paysans de Méckhé (UGPM) et la Kora-PRD du Sénégal, le Mouvement paysan Papaye haïtien et le Mouvement des sans terre du Brésil. Pour Ahmadou Fall de la Kora-PRD, c’est une occasion « de connaître les difficultés que rencontrent les populations dans le monde actuel ». Le FSM a surtout révélé la ferveur et le dynamisme de toute une jeunesse soucieuse de son devenir.

Cette rencontre citoyenne a mis l’accent sur des questions récurrentes comme par exemple l’accès à l’alimentation, le chômage, la pauvreté, qui font l’objet de grandes mobilisations car elles affectent les populations les plus défavorisées. Tables rondes et ateliers ont été consacrés entre autres aux migrations, à la justice sociale, aux violences faites aux femmes. La question de la souveraineté alimentaire a été fortement défendue par des associations paysannes et de solidarité internationale. Isabelle Dos Reis, de la Via Campesina de Maputo, soutient que le FSM a montré que « la société civile africaine a bien l’intention de se mobiliser ! »

Pour Ndiakhate Fall de l’UGPM, « le mouvement paysan sénégalais et les organisations de producteurs ont des préoccupations communes », notamment la gestion des terres et la vente à perte de leurs productions. Il faudrait donc « mettre les forces en synergie pour faire face à toutes les cessions abusives de terres par l’Etat ».

« Un nouveau monde est possible ! » Conviction symbolique pour tous les militants engagés et décidés à faire entendre leurs voix et faire valoir leurs droits.

Pour en savoir plus sur le site internet FSM

Cet article est paru en février 2011 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici.
Mise à jour: lundi 28 février 2011