Depuis début 2010, la radio a augmenté ses effectifs. Ce sont maintenant 7 journalistes et 3 techniciens qui sont aux commandes ! Le personnel de Coorkat (prononcez tchiorkat) est amateur. Cela correspond bien aux principes fondateurs de la charte de l’association, qui privilégient la valorisation de l’expertise locale et l’émergence des vocations. L’aspect participatif est clairement établi avec la présence continue de producteurs extérieurs.
Lamine Diagne Ndiaye est lui même producteur extérieur à Coorkat FM. Joueur de xalam (guitare traditionnelle), chanteur folklorique et conteur traditionnel, la musique, il connaît ! « Voilà un médium qui peut prendre en compte tous mes projets d’émissions », déclare-t-il. La période d’essai pour susciter les vocations a été réussie. « Tous les Thiessois étaient pressés de voir cette radio s’établir pour développer la communication des communautés ! »
L’animation musicale est bien entendu centrale. Musique sénégalaise traditionnelle, moderne, africaine et internationale, le programme est très complet !
Coorkat c’est aussi 6 émissions sociétales (jeunes, place de la femme, enfants, etc.), 5 émissions culturelles et récréatives (4 langues nationales sur les problématiques des communautés respectives), 5 émissions religieuses (islam, église catholique) et 2 émissions sportives (tribune et pronostics). La radio a de quoi satisfaire tout le monde !
Une émission phare, Projecteurs, a démarré fin octobre 2010. En français et wolof, le programme permet aux citoyens de mieux connaître leurs droits et leurs devoirs. Les invités (services publics, ONG, justice) expliquent comment ne pas passer par des intermédiaires pour la gestion d’affaires courantes. Les sujets sont nombreux : environnement, fiscalité, santé, consommation… Tout est abordé pour mieux appréhender le quotidien !
« L’analyse des appels téléphoniques et autres suggestions verbales et écrites a beaucoup orienté la grille des programmes », nous confie la direction. L’interactivité et l’ouverture aux sous-cultures invisibles sont les moteurs du transistor FM 92 ! Le succès est au rendez-vous malgré toutes les difficultés à gérer pour une équipe bénévole aux moyens limités (déplacements, matériels, compétences). Saluons cette réussite où le message porté par la radio dépasse les problèmes pratiques secondaires !
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Ce projet du GRAIM a été financé par Frères des Hommes et soutenu par le conseil régional d’Ile-de-France
| Cet article est paru en février 2011 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici. |






