« Soit une augmentation de la population de 25%, qui fait apparaître le poids de l’exode urbain lié au séisme. Pourtant, il n’y a qu’un camp qui reçoit environ 500 personnes. Tous les autres sont logés dans des familles : certaines dans la paysannerie accueillent jusqu’à 20 personnes.
Cet exode aura des conséquences catastrophiques sur l’économie paysanne déjà anémiée. L’agriculture paysanne sera la principale victime si des mesures ne sont pas prises pour sauver les semences, qui seront toutes consommées par les gens venus de Port-au-Prince. Car les familles paysannes, dans leur hospitalité, n’hésitent pas à nourrir les victimes qu’elles reçoivent, y compris avec le peu de semences dont elles disposent et qu’elles avaient gardées pour semer.
Le MPP s’engage pour un développement rural endogène basé sur la souveraineté alimentaire comme base d’une nouvelle Haïti. L’agriculture paysanne, respectueuse de l’environnement, doit être le moteur du développement du pays. Nous allons mettre toutes nos forces sur la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles. La gestion des risques et désastres en Haïti passe par la protection ou la réfection de l‘environnement : conservation des sols, reboisement, protection des bassins versants, gestion de l’eau, etc.
Le développement rural, l’intégration des paysans et des paysannes dans la vie nationale doivent être le pivot de la nouvelle Haïti, une seule Haïti pour tous les Haïtiens et toutes les Haïtiennes. »
Chavannes Jean-Baptiste
Directeur du MPP
| Cet article est paru en avril 2010 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici. |
















