Ouverte depuis le 23 janvier 2005, l’école a accueilli depuis lors plus de 16 000 étudiants venus du monde entier. Pendant ma visite du potager, j’y ai rencontré un des groupes en charge de l’entretien du verger. En effet, chaque jour - enfin quand la météo le permet - 1 à 3 groupes d’étudiants entretiennent le potager. Plusieurs d’entre eux m’ont fait part de leurs impressions concernant ce type d’activité. Le potager semble fondamental dans la formation mise en place par l’école. Selon les étudiants, s’il n’y avait pas de « horta » (potager en portugais), ça changerait tout car la formation n’offrirait qu’un apprentissage théorique. Pour Pedro, étudiant de la formation destinée aux dirigeants et formateurs du MST, « le potager a toute son importance dans l’école car au moins on sait ce que l’on mange, d’où ça vient et comment ça a été cultivé. C’est essentiel pour nous puisqu’il s’agit d’un travail qui mélange des aspects autant économiques, politiques que pédagogiques. »
Ce type d’apprentissage rentre dans le processus de travaux pratiques mis en place par l’école et qui mêlent entre autres l’entretien des locaux et du potager, mais aussi le service des repas. Concernant le potager, les militants y apprennent notamment à respecter le sol, à fertiliser la terre grâce au compostage, à l’irriguer de manière économique, etc. L’objectif est d’échanger avec les étudiants sur des nouvelles pratiques d’agriculture respectant les principes de l’agroécologie. Ces méthodes leur seront utiles pour les transmettre à leur tour dans leurs régions respectives.
Le projet « horta », soutenu par Frères des Hommes, tient une place centrale dans cette école. Car en plus d’avoir une solide expérience du travail de la terre, les étudiants et toutes les personnes présentes dans l’école ont la possibilité de manger des produits sains et locaux. Etant donné l’enthousiasme des étudiants, l’école nationale Florestan Fernandes envisage d’agrandir cet espace de travail et de reboiser ce qui était auparavant l’enclos bovin pour en faire une pépinière.
Louisa Sylva effectue un stage de 6 semaines auprès du Mouvement des paysans sans terre au Brésil. Visitez son blog : http://blog.fdh.org/louisa/
| Cet article est paru à l’été 2011 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici. |






