Rendre le droit au travail accessible à ceux qui n’en auraient jamais rien su
Notre objectif est de produire 70 000 tracts en 4 langues locales (kannada,
tamil, telugu et malayalam) pour que les villageois puissent être informés
sur la loi dans leur langue. 400 membres des groupements de bases
seront formés sur la loi et son application, afin de leur permettre d’accompagner
les populations rurales dans les démarches administratives
nécessaires pour bénéficier de la loi et obtenir du travail.
Écouter les populations pour une loi au service des plus pauvres
Le plan d’action donne les moyens aux associations locales membres
du réseau soutenu par Fedina d’accompagner la participation des habitants
aux comités villageois. Cette participation combinée à la création
de syndicats de travailleurs permettra à la population d’obtenir auprès
des autorités locales la mise en place effective de la loi : application
du salaire minimum, versement des salaires directement aux travailleurs,
égalité homme-femme, non-discrimination des dalits (intouchables), choix
des travaux pour permettre le développement.
Généraliser le salaire minimum
dans tous les secteurs de l’économie rurale
L’application du salaire minimum dans le cadre de la loi NREGA doit
faire évoluer les conditions de travail dans le secteur privé en milieu rural,
où les travailleurs occupent souvent des emplois de journaliers agricoles
extrêmement précaires. L’objectif est de former les membres des
groupements de base, qui accompagneront ensuite les travailleurs
ruraux pour qu’ils puissent porter leurs revendications auprès des
employeurs. Les salariés, qui auront bénéficié du salaire minimum
légal, auront les arguments et le poids nécessaires pour contraindre
les employeurs à appliquer ce salaire minimum et à égalité, que les
salariés soient hommes ou femmes.
De 82 roupies [1] a la democratie !
« Dans le cadre de cette loi, la population a le droit de participer aux processus de décisions. Nous utilisons un slogan qui résume l’enjeu : “De 82 roupies à la démocratie !” Avant, la démocratie, n’était vécue que tous les 5 ans, pendant les élections. Maintenant, au sein du gram sangham [assemblée composée des villageois et des autorités locales], nous pouvons décider des travaux à réaliser pour la communauté. Les travailleurs deviennent aussi les décideurs. Les gens questionnent, s’impliquent. Leurs comportements face aux gouvernants changent : ils ne se comportent plus comme des humiliés face à des puissants. Cette loi NREGA est un pas vers une réelle amélioration des conditions de vie. Et c’est aussi une marche vers la démocratie. »
Dilip Kamat, responsable de l’association Pariwatrim, membre du réseau soutenu par Fedina.
| Cet article est paru en mai 2010 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants. Pour découvrir les autres articles de ce numéro, cliquez ici. |
Pour ce projet de renforcement des droits des populations marginalisées mené avec Fedina, Frères des Hommes a obtenu le soutien financier de l’Agence française de développement





